Indépendamment de cette expression qui a déchaîné les tunisiens sur la toile et que les radios reprennent sans la voyellation ( sans chekl) comme pour mieux valoriser le beau langage tout cru de notre dialecte, le président en colère s’est rendu cette fois à la Kasba pour le dire à Madame le premier ministre. Alors que d’habitude il la convoquait au palais.
Et quand il se déplace lui-même à la kasbah , c’est qu’il y a quelque chose derrière.
L’impression bizarre qu’il s’apprête à faire le grand ménage . Une grande purge . Vous vous rappelez de la Ministre des finances, la Nemsia surprise dans son bureau avec les caméras et virée le lendemain ? Monsieur le Président ne réserverait il le même sort à Madame Zenzri ?
Ce serait le 6eme ministre qui n’aura pas su ou pu faire exécuter les directives du président. Pourquoi me diriez vous ?
Est ce parce tous les premiers ministres consommés sont incomptents ? Peut être !
– Ce qui est sûr, c’est que tout ces premiers ministres nommés par le président n’ont aucune emprise sur une administration sous la tutelle directe du chef suprême de cette administration.
– Ce qui est sur aussi , c’est que ces ministres n’ont rien de politique au sens ethymologique du terme. Ils On a voulu qu’ils soient de simples exécutants qui n’ont aucun parti derrirère, (tous mis en veilleuse par le président) pour pouvoir décider de programmes de réformes du seul ressort du président de la République.
– C’est aussi parce qu’ils sont sous la menace d’une justice tout aussi considérée comme un service public sous la coupe directe du président de la République seul maître du parquet et de l’administration.
-C’est parce qu’ils débarquent dans leurs ministères sans boussole précise, sans objectifs à atteindre, sans stratégies claires mais aussi sans parfois l’argent nécessaire pour réaliser ce qu’ils estiment devoir faire. Que n’a t on pas créee commission sur commision en charge du suivi des grands projets et à chaque nouveau chef du gouvernement toutes mortes au bout de quelques jours.
Que c’est dur d’être nommé à ce prestigieux poste trés imposant de Ministre et de se voir réduit à un simple commis d’Etat.
L’agitateur

