Trump présente différents scénarios pour détruire l’uranium enrichi de l’Iran

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que l’uranium enrichi de l’Iran serait détruit après avoir été remis aux Etats-Unis, soit sur place, soit dans un autre « lieu acceptable ».

« L’uranium enrichi (poussière nucléaire !) sera soit immédiatement remis aux Etats-Unis pour être rapatrié et détruit, soit, de préférence, en collaboration et en coordination avec la République islamique d’Iran, détruit sur place ou dans un autre lieu acceptable, en présence de la Commission de l’énergie atomique, ou de son équivalent, qui sera témoin de ce processus et de cet événement », a écrit M. Trump sur Truth Social.

Il n’a pas précisé la quantité d’uranium enrichi concernée. L’Agence internationale de l’énergie atomique a précédemment surveillé les activités nucléaires de l’Iran dans le cadre de divers accords d’inspection.

Plus tôt lundi, l’agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim a rapporté que Téhéran n’avait pas accepté de transférer de l’uranium enrichi à l’étranger, rejetant un reportage de la chaîne d’information saoudienne Al Hadath affirmant que « l’Iran est prêt à retirer son uranium hautement enrichi de son territoire ».

Selon Tasnim, l’information concernant les détails d’un éventuel protocole d’accord entre Téhéran et Washington est fausse.

« Dans le texte du protocole d’accord qui existe à ce jour, il n’y a aucune déclaration indiquant que l’Iran est prête à retirer des matières nucléaires, et l’Iran n’a pris pratiquement aucun engagement concernant des actions nucléaires dans ce protocole », selon Tasnim.

Le Washington Post, citant un responsable iranien, a indiqué lundi que, dans le cadre de la première phase d’un éventuel accord, Washington débloquerait 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, que le déminage du détroit d’Ormuz commencerait et que le blocus américain serait levé.

Toutefois, l’accord n’inclut pas d’accord nucléaire, a été cité ce responsable iranien.

Xinhua