Francesca Albanese accuse Israël de détruire des preuves de crimes à Gaza

La rapporteuse spéciale de l’ONU affirme que le déblaiement des décombres pourrait détruire des preuves de crimes et empêcher l’identification de restes humains.

La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, a averti lundi que les opérations israéliennes de déblaiement à Gaza pourraient détruire des éléments susceptibles de servir de preuves de « crimes d’atrocité ».

Selon elle, les preuves doivent être recueillies et les restes humains identifiés avant le lancement d’un déblaiement complet. L’ONU estime que la guerre a généré environ 61 millions de tonnes de débris, dont l’évacuation pourrait prendre sept ans.

« Dans une Gaza dévastée, les décombres ne sont pas seulement des déchets de construction », a déclaré Francesca Albanese. « Ils font partie d’une scène de crime, d’un cimetière et des traces matérielles de ce qui s’est passé. »

Elle affirme que plusieurs sources ont confirmé la participation d’entreprises israéliennes aux opérations, sans les identifier ni préciser l’origine de ces informations. La rapporteuse estime également que les Palestiniens devraient être associés à l’élaboration de tout projet de déblaiement.

Le ministère israélien des Affaires étrangères, le bureau du Premier ministre et Tsahal n’avaient pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’agence Reuters. Les autorités israéliennes ont régulièrement rejeté les accusations de Francesca Albanese, l’une des principales critiques internationales de l’action militaire meurtrière d’Israël à Gaza.

En juillet 2025, les États-Unis avaient imposé des sanctions à la rapporteuse, lui reprochant ses démarches visant à encourager la Cour pénale internationale à agir contre des responsables et des entreprises américains et israéliens.