Gaza : huit pays condamnent les appels israéliens au déplacement forcé des Palestiniens

Les huit pays dénoncent une violation du droit international et réaffirment leur rejet de tout projet visant à expulser les Palestiniens de leurs terres

La Türkiye et sept autres pays ont fermement condamné les déclarations du ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, en faveur du déplacement des Palestiniens de la bande de Gaza.

Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont publié une déclaration conjointe à ce sujet.

Ils ont vivement condamné les propos des deux responsables israéliens concernant le déplacement des Palestiniens de Gaza, notamment les propositions relatives à des plans et mécanismes visant à les expulser de force de leurs terres.

Les ministres ont souligné que de telles déclarations et propositions provocatrices constituaient une violation manifeste du droit international, notamment du droit international humanitaire, ainsi qu’une menace directe contre les droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien.

Ils ont réaffirmé leur rejet et leur condamnation catégoriques de toute tentative ou de tout projet visant, sous quelque prétexte que ce soit, à déplacer les Palestiniens à l’intérieur ou à l’extérieur des territoires palestiniens occupés.

Les ministres ont également mis en garde contre les graves conséquences qu’entraînerait la transformation des appels au déplacement forcé en une politique officielle ou en mesures concrètes « visant à déraciner les Palestiniens de leurs terres ».

De telles actions constitueraient, selon eux, un défi direct aux efforts internationaux en faveur de la paix, notamment au plan pour Gaza du président américain Donald Trump, qui rejette catégoriquement tout déplacement forcé. Elles compromettraient également gravement les perspectives de stabilité dans la région.

Soulignant que la bande de Gaza fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés, les ministres ont insisté sur la nécessité de préserver l’unité territoriale de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

Ils ont rappelé que la mise en œuvre de la solution à deux États constituait la seule voie vers une paix juste et durable, réaffirmant leur soutien à la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est pour capitale, dans les frontières du 4 juin 1967 et conformément aux résolutions internationales pertinentes.

Les ministres ont appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies, à assumer ses responsabilités, à « s’opposer résolument à toute tentative d’imposer une nouvelle réalité démographique ou géographique dans les territoires palestiniens occupés » et à garantir le respect du droit international.

Ils ont enfin réaffirmé leur soutien total à la résilience du peuple palestinien sur sa terre ainsi que leur rejet de toute initiative visant à liquider la cause palestinienne ou à porter atteinte aux droits légitimes des Palestiniens.

Anadolu