C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Sami Bergaoui, professeur d’Histoire émérite et figure incontournable du paysage académique tunisien.
Je garde le souvenir précieux de l’année universitaire 2007/2008 à l’Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis (Ibn Charaf), où j’ai eu le privilège de suivre ses enseignements alors que j’étudiais l’anthropologie sociale et culturelle. Si ses qualités d’historien brillant, de chercheur rigoureux et de pédagogue hors pair étaient de notoriété publique, c’est avant tout sa profonde humanité qui a marqué des générations d’étudiants.
Le professeur Bergaoui incarnait une alliance rare entre l’érudition et la bienveillance. D’une douceur exquise et d’une infinie générosité, il savait écouter, guider et élever ses étudiants. Sa passion pour l’Histoire était si communicative qu’elle transcendait les simples modules d’enseignement. Sami Bergaoui imposait un respect naturel et transmettait un amour sincère pour la recherche, poussant chacun de nous à s’investir pleinement.
Aujourd’hui, l’université tunisienne perd un grand penseur ; ses anciens étudiants perdent un mentor exceptionnel. Qu’il repose en paix et que son héritage intellectuel continue de vivre à travers tous ceux qu’il a formés avec tant de dévouement.
Pierrot LeFou

