L’Iran annonce la création d’une zone à accès restreint à l’extérieur du détroit d’Ormuz

Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran, a déclaré que son pays annoncerait dans les prochains jours la création d’une zone à accès restreint à l’extérieur du détroit d’Ormuz, et inscrirait tout navire tentant de traverser cette zone sur la liste des sanctions de Téhéran.

Dans une interview accordée à la chaîne publique IRIB et diffusée dimanche soir, M. Rezaei a indiqué que cette zone s’étendrait « de la ligne où commence le blocus naval américain jusqu’à la région du détroit d’Ormuz, et à l’intérieur du golfe Persique de l’autre côté (du détroit) ».

Les navires pénétrant dans cette zone sans se coordonner avec l’Iran s’exposeront à des sanctions affectant leur couverture d’assurance et leur futur passage par cette voie maritime, a-t-il ajouté.

M. Rezaei a présenté cette mesure comme s’inscrivant dans un changement stratégique plus large de l’approche iranienne en matière de guerre et de diplomatie, et ce dans le but d’accroître sa pression sur Washington.

Le responsable a souligné que le détroit d’Ormuz était totalement fermé, qualifiant de « mensonge » les affirmations américaines selon lesquelles des navires et des pétroliers traversaient encore cette voie maritime.

Tout en reconnaissant que certains navires tentaient de traverser le détroit en empruntant une route proche d’Oman et coupaient souvent leurs systèmes de navigation pour échapper à toute détection, il a affirmé que la plupart de ces navires « recevaient des coups ».

Il a toutefois précisé que l’Iran n’avait pour le moment pas l’intention de les couler en raison de préoccupations environnementales.

Il a par ailleurs révélé que l’Iran avait procédé il y a 48 heures pour la première fois à un tir d’essai d’un missile anti-destroyer de conception nationale au-dessus d’un porte-avions américain, qualifiant cet acte d’avertissement destiné à démontrer la vulnérabilité du blocus naval américain.

Xinhua