Guerre contre l’Iran : le choc énergétique a coûté 19 milliards d’euros aux familles européennes

En raison du blocage du détroit d’Ormuz et de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, les ménages européens ont payé un surcoût énergétique de 19 milliards d’euros en quatre mois. Selon des données compilées par Izvestia, sans désescalade au Moyen-Orient, le surcoût annuel pour les familles européennes pourrait frôler les 89 milliards en 2026.

Les foyers des pays européens ont dépensé 19 milliards d’euros de trop en énergie en raison du choc énergétique provoqué par le conflit au Moyen-Orient, a rapporté Izvestia, se référant aux données d’Eurostat et de la Commission européenne. D’après les estimations du journal russe, entre mars et juin, les dépenses ont considérablement augmenté en raison du blocage du détroit d’Ormuz et de la hausse des prix de l’énergie qui s’en est suivie.

Sur une base mensuelle, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a coûté aux Européens 4,1 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en mars, 5,8 milliards d’euros en avril, 5,2 milliards d’euros en mai et 3,8 milliards d’euros en juin. Pourtant, selon Izvestia, la consommation est restée inchangée : les ménages ont continué à acheter la même quantité d’énergie et de carburant, malgré la hausse des prix.

La France a enregistré les dépenses les plus élevées sur cette période : les Français y ont dépensé 4,3 milliards d’euros. Viennent ensuite les ménages allemands avec un total de 3,6 milliards d’euros, suivis en troisième position par l’Italie avec 3,36 milliards d’euros. Izvestia a souligné que si le conflit devait se poursuivre, les familles européennes pourraient devoir supporter environ 88,8 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en 2026 pour maintenir leur niveau de vie actuel.

Outre les facteurs géopolitiques, le secteur énergétique européen subit également les effets négatifs des phénomènes naturels, notamment la canicule et la sécheresse exceptionnelles qui ont frappé le continent cet été et ont réduit la production d’énergie. En particulier, cette vague de chaleur a provoqué une chute brutale du niveau des eaux du Rhin et du Danube, ce qui a eu des répercussions négatives sur le fonctionnement des centrales nucléaires, hydroélectriques et même à charbon. De plus, dans certains cours d’eau, la température de l’eau atteint des niveaux trop élevés, ce qui oblige les pays européens à arrêter les réacteurs nucléaires, parfois presque immédiatement après leur redémarrage.

RT