Washington sanctionne la présidente de la Cour pénale internationale

Les États-Unis ont annoncé mardi des sanctions contre la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la Japonaise Tomoko Akane, ainsi qu’un autre haut magistrat, renforçant leur offensive contre cette institution que Washington accuse d’être « politisée ».

« Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, dans un communiqué.

L’autre haut responsable sanctionné est l’actuel substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye.

Les États-Unis ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour, interdisant notamment aux juges d’entrer dans le pays et bloquant toute transaction immobilière ou financière avec eux.

Ces sanctions constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l’encontre d’Israël, allié des États-Unis. La Cour a notamment émis en 2024 des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu, en raison du génocide qu’il mène à Gaza.

Les sanctions américaines contre de hauts responsables de la Cour pénale internationale « sapent l’État de droit », a déclaré de son côté la Cour dans un communiqué.

Agences