Le bilan provisoire dépasse le record de 2018, tandis que les personnes âgées de 75 ans ou plus représentent près de trois quarts des décès estimés
Près de 14 000 personnes seraient mortes en Allemagne en lien avec la chaleur depuis le début de l’été, d’après une estimation publiée jeudi par l’Institut Robert-Koch (RKI) et couvrant la période allant jusqu’au 9 août.
Ce bilan dépasse le record de 2018, estimé à 8 900 décès, ainsi que les 7 600 morts recensés en 2019. Le RKI évaluait encore le total à 12 500 la semaine précédente.
Environ 9 600 décès ont été enregistrés durant la seule semaine du 22 au 28 juin, marquée par des températures dépassant localement 41 °C. Près de 10 500 des victimes avaient 75 ans ou plus.
Rapportée à la population, la mortalité estimée est particulièrement élevée en Sarre, avec 46 décès pour 100 000 habitants, devant la Rhénanie-Palatinat (42), la Hesse (31) et le Bade-Wurtemberg (environ 28).
La chaleur étant rarement inscrite comme cause principale sur les certificats de décès, le RKI établit ses estimations en comparant la mortalité observée pendant les semaines chaudes avec celle attendue sans fortes températures. Les décès résultent le plus souvent de l’aggravation de maladies cardiovasculaires, pulmonaires ou rénales.
Le RKI précise que ses estimations sont prudentes, provisoires et susceptibles d’être révisées, les données des Länder étant transmises avec environ cinq semaines de retard.
Uwe Janssens, directeur médical de l’Association interdisciplinaire allemande de médecine intensive et d’urgence, estime que le bilan réel pourrait compter « plusieurs milliers de morts de plus ». L’Institut publie ses évaluations chaque semaine entre juin et septembre.
Anadolu

