La semaine dernière, Israël a annoncé la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est, après que douze pays, dont le Royaume-Uni et la France, ont annoncé des restrictions commerciales visant les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Parmi les autres mesures israéliennes : le retrait de représentants britanniques à Gaza, l’interdiction d’entrée en Israël de plusieurs personnalités politiques, mais aussi la fin des activités de l’équipe de soutien militaire britannique à Ramallah.
Cela faisait près de vingt ans que les Britanniques intervenaient au sein d’un dispositif international. Placée avec d’autres pays sous la responsabilité d’un coordinateur américain, l’équipe apportait conseils, formations et soutien logistique aux forces de sécurité palestiniennes. L’objectif, rappelé par le gouvernement britannique en juillet, était de faire de celles-ci une force crédible en Cisjordanie occupée. Mais aussi, à terme, à Gaza, si l’Autorité palestinienne devait y revenir.
Pour le général Anwar Rajab, le risque se situe surtout dans la durée. « Il est certain que cela aura un impact négatif. D’autant que nous travaillons déjà dans des circonstances complexes et que l’Autorité palestinienne est confrontée à de nombreux défis sécuritaires, politiques et économiques », explique-t-il.
Un rôle de médiation
Dans un contexte d’explosion de violences des colons israéliens en Cisjordanie occupée, l’équipe britannique jouait aussi un rôle de médiation avec l’État hébreu. Anwar Rajab voit surtout cette décision israélienne comme une nouvelle pression sur l’Autorité palestinienne.
« Cela fait partie d’un ensemble de mesures israéliennes prises contre l’Autorité nationale palestinienne. Qu’il s’agisse de restrictions économiques, de la restriction de circulation sur nos routes avec l’augmentation des check-points, ou encore des arrestations quotidiennes », énumère-t-il.
Selon plusieurs sources, les membres de l’équipe britannique basée à Ramallah avaient reçu sept jours pour quitter la Cisjordanie occupée.

