Depuis 2015, la Tunisie ne participe plus à PISA, l’évaluation internationale de l’OCDE qui mesure les compétences des élèves de 15 ans en lecture, mathématiques et sciences.
Cette absence est d’autant plus préoccupante que les résultats de 2015 avaient constitué un véritable signal d’alarme.
Participer à PISA c’est disposer d’un instrument indépendant pour savoir où se situe réellement notre système éducatif, mesurer ses progrès ou ses reculs, identifier les inégalités et évaluer l’impact des réformes engagées.
Le plus paradoxal est qu’au moment où notre système éducatif aurait eu le plus besoin d’être évalué, nous avons cessé de nous mesurer.
Alors qu’un mauvais résultat n’est pas une condamnation. C’est un diagnostic.
Et en matière d’éducation, refuser le diagnostic ne fait jamais disparaître la maladie, cela empêche simplement de mieux la soigner !
Imène Ben Mohamed Salah

