Quand on pense à tous ces ahuris qui adoraient Donald Trump, qui voyaient en lui le sauveur de l’Amérique, le défenseur de la civilisation et le héraut de la paix, ils ont l’air fin aujourd’hui… Quelle bande de ribouldingues, tous ces droitards excités comme des puces à chaque saillie de l’histrion orange !
Bref, ne boudons tout de même pas notre plaisir : après la victoire de Lula sur le Trump brésilien, la déconfiture du trumpisme à la maison-mère est un rayon de soleil dans l’atmosphère glauque de l’époque, une bonne raison de se réjouir au coeur du marasme général.
La branlée électorale après le fiasco militaire et la régression économique, quel bilan ! Le chantre du MAGA devait nous libérer du « mondialisme », du « wokisme » et de je ne sais plus quoi encore, mais ce sont les électeurs qui l’ont remis à sa place, avec une percée du côté de l’aile gauche des démocrates…
Cédant à l’ivresse de la victoire, certains commencent à s’emballer et on les comprend, grand bien leur fasse ! Des élus du peuple qui ne sortent pas du moule habituel et ne doivent pas leur élection au pognon de l’AIPAC, c’est bon signe !
Selon Le Diplo, même les USA en ont marre d’Israël… Si seulement ce ras-le-bol pouvait durer !
Cela étant dit, une fois cette euphorie passagère retombée, il serait peut-être prudent d’attendre un peu pour voir, avant de vraiment faire la fête, si ces valeureux « progressistes » vont desserrer l’étau mortifère sur Cuba, ficher la paix à l’Iran et cesser de financer le génocide en Palestine.
Bruno Guigue

