Des frappes américaines visent l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.

*Des responsables américains ont indiqué au « Wall Street Journal » que des frappes avaient visé lundi l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.

*Elles s’inscriraient dans une série d’attaques récentes gardées secrètes pour ne pas laisser envisager une opération militaire d’ampleur, expliquent-ils anonymement.

*Une agence de presse iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues sur l’île de Qeshm.

Une attaque à la veille des élections de mi-mandat américaines. Les États-Unis ont frappé lundi l’île iranienne de Qeshm, dans le stratégique détroit d’Ormuz, selon le Wall Street Journal(nouvelle fenêtre), alors que Donald Trump s’était plus tôt montré optimiste au sujet des négociations avec Téhéran.

Elle s’inscrit dans le cadre d’une série de frappes limitées menées par Washington contre l’Iran ces dernières semaines, ont indiqué des responsables américains au Wall Street Journal sous le couvert de l’anonymat. L’armée américaine s’efforce, selon l’un de ces responsables, de garder ces frappes secrètes pour ne pas laisser entendre que les États-Unis envisagent de reprendre des opérations militaires de grande ampleur.

L’agence de presse officielle iranienne Irna avait plus tôt fait état de cinq explosions entendues sur l’île de Qeshm, et rapporté que des habitants avaient vu deux avions dans le ciel. Sollicité par l’AFP, le Pentagone a renvoyé vers le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), qui n’avait pas répondu dans l’immédiat.

« L’Iran veut un accord, aussi rapidement que possible. Cela pourrait arriver ! », a écrit lundi le président américain sur sa plateforme Truth Social. Depuis le début de la guerre, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz et cible régulièrement des navires qui tentent de le traverser sans son autorisation.

Si une accalmie militaire est observée depuis septembre, les États-Unis et Israël avaient accru ces derniers jours leurs menaces, dans le contexte des difficiles élections de mi-mandat mardi pour Donald Trump et d’incertitudes post-électorales en Israël.