Après des semaines de blocage, les États-Unis ont finalement donné leur feu vert pour la vente de 500 missiles intercepteurs Patriot à l’Ukraine, pour un montant estimé à plus de deux milliards de dollars. Aucun fond des États-Unis n’est impliqué dans cette vente et les tensions persistent toutefois avec le président Volodymyr Zelensky, qui a fait savoir que les livraisons ne pourraient pas débuter avant des années.
Kiev pressait depuis des semaines Washington pour concrétiser le transfert de ces missiles intercepteurs, au moment où la défense antiaérienne de l’Ukraine voit son stock de munitions chuter de manière critique.
C’est donc par voie de communiqué, envoyé au Congrès, que l’administration Trump a fait connaître sa décision : Kiev financera cet achat grâce à des dons du Canada, de l’Allemagne et de la Norvège.
Sur X, le président Volodymyr Zelensky a salué ce qu’il qualifie de décision forte, tout en précisant que les livraisons de ces missiles Patriot PAC-3 -fabriqués dans le Maryland – commenceraient dans quelques années seulement, alors que la demande de Kiev est de 100 intercepteurs par mois pour cet hiver – contre 12 disponibles actuellement. Ce sont les seuls capables d’abattre les missiles russes plus sophistiqués.
Le calendrier de cette nouvelle livraison est incertain. Le Congrès doit l’approuver par un vote, mais aucune date n’a pour l’heure été fixée.
Les relations avec Washington restent tendues donc. Elles se sont dégradées depuis plusieurs mois, en particulier après l’annonce d’un allègement des sanctions contre la Russie et un désengagement général de l’administration Trump, réticente aux dépenses supplémentaires dans le conflit.

