Après les coupures quotidiennes d’électricité, voici donc une nouvelle merveille de notre quotidien : depuis hier, les pompes de refroidissement de nos deux accélérateurs linéaires — ces machines utilisées chaque jour pour traiter des patients atteints de cancer par radiothérapie sont à l’arrêt, faute de climatisation.
Eh oui, pourquoi refroidir des machines qui soignent des patients quand on peut tout simplement… arrêter les traitements ? Après tout, la radiothérapie est un luxe, et les cancers peuvent certainement patienter quelques jours, le temps que l’on décide que l’électricité et la climatisation sont peut-être utiles dans un centre hospitalier.
Des traitements indispensables, planifiés quotidiennement, avec une continuité essentielle pour les malades, se retrouvent ainsi interrompus parce que les installations techniques ne peuvent tout simplement plus fonctionner dans des conditions normales.
Mais rassurons-nous : la vie est belle…
Le délestage, lui, fonctionne parfaitement. À l’heure, tous les jours. Une régularité exemplaire que nous aimerions presque retrouver dans le fonctionnement de nos équipements et dans la continuité des soins.
Pendant ce temps, les patients atteints de cancer attendent.
Les machines attendent de refroidir.
Les équipes attendent de pouvoir travailler.
Mais surtout, continuons à nous féliciter : on a réussi à organiser des coupures d’électricité dans un centre où l’on traite quotidiennement des malades graves.
Dr Ghazi Jerbi professeur agrégé en chirurgie carcinologique et président de l’association Nourane de prévention des maladies cancéreuses,
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