Ancune peine ne semble devoir être épargnée aux tunisiens, appauvris et désemparés dans un tourbillon infernal de faux fuyants assênés ã leur.
Intelligence, encore qu’étouffée par une indifférnce magistrale â leur sort. Les explications qui leurs en sont fournies ont tari les sources d’une imagination peuplée de malfrats, de traîtres et de fraudeurs de tous genres désignés â la vindicte populaire dans une forme inédite d’anonymat pour en assumer l’entiêre responsabilité. En vérité, la responsabilité des méfaits de ces fantômes relêve de celle de celui ou de ceux qui les ont rendus possibles par une gestion calamiteuse des affaires de l’Etat.
Abdessalem Larif

