Le silence gêné de la presse tunisienne !!

Zied Dabbar, président du Syndicat national des journalistes tunisiens, a été élu hier vice-président de la Fédération internationale des journalistes.

C’est un événement majeur pour la profession. Et, qu’on le veuille ou non, une vraie fierté nationale à un moment où la liberté d’expression en Tunisie traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente.

Curieusement, cette information, qui aurait dû être relayée naturellement par l’ensemble de la presse tunisienne, a été largement ignorée par les journaux papier.

Ni La Presse, ni Assabah, ni Le Temps — pourtant financés par l’argent public — n’en ont parlé. Même les tabloïds privés comme Al Chourouk ou Le Quotidien ont choisi de passer sous silence cette élection. Seule exception notable : Al Maghrib.

Ce silence interroge.

Surtout quand on sait que, au moindre problème professionnel, judiciaire ou syndical, beaucoup de journalistes de ces mêmes rédactions sont les premiers à solliciter l’aide du SNJT… et de Zied Dabbar lui-même.

On peut ne pas partager toutes ses positions. C’est le principe même du débat.

Mais lorsqu’un Tunisien accède à une responsabilité aussi importante au sein de la principale organisation mondiale de journalistes, l’information mérite mieux que ce silence gêné.

Nizar Bahloul