Trump menace de bombarder l’Iran « à un niveau et une intensité beaucoup plus élevés qu’avant ».

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que si l’Iran n’acceptait pas un accord de paix avec Washington, les forces américaines reprendront les bombardements « à un niveau et une intensité beaucoup plus élevés qu’avant ».

« En partant du principe que l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu, ce qui est, peut-être, beaucoup demander, l’opération ‘Fureur épique’ déjà légendaire prendra fin, et le blocus très efficace permettra au détroit d’Ormuz d’être ouvert à tous, y compris l’Iran », a écrit M. Trump sur son réseau social Truth Social.

« S’ils n’acceptent pas, les bombardements reprendront, et je crains que ce ne soit à un niveau et une intensité beaucoup plus élevés qu’avant », a-t-il ajouté.

Mardi, lors d’un point presse à la Maison Blanche, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré que l’opération ‘Fureur épique’ était déjà terminée.

« L’opération ‘Fureur épique’ est terminée, comme le président l’a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade », a affirmé M. Rubio devant les journalistes.

Mardi également, M. Trump a expliqué que l’armée américaine allait mettre en pause ses efforts pour guider les navires commerciaux bloqués dans le détroit d’Ormuz tout en maintenant son blocus des ports iraniens, car « de grands progrès ont été réalisés vers un accord complet et final avec les représentants iraniens ».

Les Etats-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord tenant sur une seule page pour mettre fin à leur guerre, a rapporté mercredi le site d’information américain Axios.

Cet accord potentiel impliquerait que l’Iran s’engage à un moratoire sur l’enrichissement nucléaire et que les Etats-Unis acceptent de lever les sanctions, les deux parties levant également les restrictions sur le transit par le détroit d’Ormuz, a-t-il indiqué.

Le New York Post a fait savoir mercredi que M. Trump avait précisé qu’il était « trop tôt » pour commencer à réfléchir à des pourparlers de paix en face à face entre les Etats-Unis et l’Iran, malgré des informations optimistes selon lesquelles les deux pays se rapprocheraient d’un cadre potentiel pour mettre fin à la guerre.

L’Iran dit examiner la proposition américaine

L’Iran examine toujours la proposition américaine et communiquera sa réponse au Pakistan une fois son évaluation terminée, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon l’agence de presse iranienne ISNA.

Il a indiqué que son pays était en train de synthétiser son point de vue sur cette proposition, avant de le transmettre au Pakistan, qui joue le rôle de médiateur dans les négociations, a ajouté ISNA.

De son côté, la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a indiqué mercredi qu’elle s’attendait à ce que le passage par le détroit d’Ormuz soit « sûr et stable » grâce aux nouvelles procédures mises en place, suite à la fin des « menaces des agresseurs ».

En début de semaine, l’Iran et les Etats-Unis avaient échangé des avertissements après que le président Donald Trump eut annoncé que les forces américaines commenceraient à escorter les navires hors du détroit dans le cadre d’un plan baptisé « Projet Liberté » et qualifié de mesure humanitaire.

En réponse, le quartier général de commandement unifié des forces armées iraniennes a averti que « toute force armée étrangère, en particulier l’armée américaine belliqueuse, serait attaquée » si elle s’approchait ou pénétrait dans le détroit d’Ormuz. Puis, mardi, M. Trump a annoncé que cette initiative serait suspendue afin de laisser le temps de voir si un accord de paix pouvait être conclu avec l’Iran.

Après le lancement des attaques israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, Téhéran a notamment imposé des conditions plus strictes à la navigation dans le détroit, notamment des restrictions visant les navires liés à Israël et aux Etats-Unis.

Un cessez-le-feu a été conclu entre les belligérants le 8 avril, suivi de pourparlers de paix à Islamabad, au Pakistan, les 11 et 12 avril, qui se sont soldés par un échec.

Xinhua