Dans un message sur son réseau Truth Social, le président américain rappelle également qu' »aucun droit de douane ne sera appliqué » si les voitures et camions sont produits « dans des usines situées aux Etats-Unis ».
Donald Trump s’en prend de nouveau à Bruxelles. Donald Trump dit ce vendredi vouloir relever à 25% les droits de douane sur les véhicules importés aux Etats-Unis depuis l’Union européenne, reprochant au bloc européen de pas respecter l’accord commercial qu’ils ont conclu. Le président américain se dit « ravi » d’annoncer cette nouvelle mesure de défiance à l’égard d’un de ses principaux partenaires commerciaux, dans un message sur sa plateforme Truth Social publié quelques jours après une dispute avec le chancelier allemand.
« Il est clairement entendu et convenu que, s’ils produisent des voitures et des camions dans des usines situées aux États-Unis, aucun droit de douane ne sera appliqué », ajoute le locataire de la Maison Blanche dans son message.
Alors que sa politique économique suscite de plus en plus de défiance auprès des Américains, Donald Trump a également voulu rassurer ces derniers: « De nombreuses usines de voitures et de camions sont actuellement en construction, avec plus de 100 milliards de dollars investis, un record dans l’histoire de la construction automobile. Ces usines, qui emploient des travailleurs américains, ouvriront bientôt leurs portes. Il n’y a jamais rien eu de comparable à ce qui se passe aujourd’hui en Amérique ! Je vous remercie de l’attention que vous portez à cette question. »
Des taxes limitées à 15% actuellement
L’Union européenne et les Etats-Unis ont conclu l’été dernier un accord limitant les droits de douane sur les voitures et les pièces détachées européennes à 15%, quand d’autres pays restaient frappés par 25%. Fin mars, le Parlement européen avait approuvé la partie du texte relative à la procédure destinée à remplir la part européenne de l’accord commercial conclu avec les États-Unis, après des mois d’incertitude nourris par les menaces douanières de Donald Trump et par l’instauration d’un nouveau prélèvement à l’importation. Mais cette étape n’était pas la dernière, puisque les représentants du Parlement et des gouvernements de l’UE doivent encore négocier les textes finaux, avant un vote définitif dont la date reste à déterminer.
Donald Trump accuse plusieurs partenaires européens de refuser toute contribution militaire ou logistique aux opérations menées par Washington dans le détroit d’Ormuz, contre l’Iran. Il a notamment affirmé cette semaine envisager de réduire les forces américaines stationnées en Allemagne après que Friedrich Merz a déclaré que « les Américains (n’avaient) visiblement aucune stratégie » en Iran.

