Banques en Tunisie : Ce que les économistes du sérail ne diront jamais à la télévision

BMI-Fitch Solutions, « Tunisia Banking Report, April 2026 », 70 p., est le titre d’un rapport qui dénonce les compromissions entre système bancaire télécommandé par le BCT et un pouvoir politique dépensier, irrationnel pas ses déficits et ses dénis des moteurs de la croissance et de la création de l’emploi net.

Voici ce que les économistes du sérail ne diront jamais à la télévision, ne publieront jamais dans les journaux domestiqués, ne murmureront jamais dans les couloirs feutrés du pouvoir à Carthage. Voici ce qu’un rapport international — payant, rigoureux, rédigé à Londres par des analystes qui n’ont pas de loyer à payer en dinars tunisiens et pas de poste à ménager auprès du Palais — dit tout haut sur l’état réel du système bancaire tunisien. BMI-Fitch Solutions, avril 2026, soixante-dix pages de diagnostic sans anesthésie.

Soixante-dix pages que les médias tunisiens n’ont pas traduites, pas commentées, pas vulgarisées. Soixante-dix pages que les pseudoéconomistes du sérail ont soigneusement ignorées, comme à leur habitude, parce que les vérités qui s’y trouvent dérangent trop d’intérêts installés.

Lisons ensemble. Et mettons les mots là où ils doivent être.

I. Un secteur bancaire sous perfusion souveraine : la symbiose mortifère

Commençons par ce que BMI appelle, avec une neutralité académique qui n’en dissimule pas moins une accusation lourde, le sovereign bank nexus — le nœud gordien entre les banques tunisiennes et l’État tunisien. Le rapport est explicite : les titres souverains représentaient 18,8 % du total des actifs bancaires en décembre 2025, contre seulement 10,6 % en 2020. En cinq ans, les banques tunisiennes ont massivement substitué le crédit à l’économie réelle par du financement d’État.

La progression annuelle de ce portefeuille de titres souverains a atteint 22,4 % en 2025 — record absolu, chiffre vertigineux — pendant que les crédits aux entreprises privées n’augmentaient que de 2,6 % en termes nominaux, soit une contraction en termes réels dans un contexte d’inflation à 5,4 %.

Traduction, pour ceux qui font semblant de ne pas comprendre : les banques tunisiennes ont décidé — avec la bénédiction silencieuse de la BCT et la gratitude explicite du Trésor — de prêter moins aux entrepreneurs qui créent des emplois et davantage à un État qui distribue des salaires publics, entretient un appareil administratif pléthorique et recule devant la moindre réforme structurelle. Ce n’est pas une politique bancaire.

C’est un pacte

Un pacte de survie mutuelle entre un système financier qui fuit le risque et un pouvoir politique qui a besoin de liquidités sans contrôle extérieur.

Un économiste qui a travaillé plusieurs années dans une grande banque de la place, et qui a requis l’anonymat, décrit la réalité de l’intérieur avec une franchise qu’il n’aurait jamais le droit d’exprimer publiquement : «Les réunions du comité de crédit n’ont plus grand-chose à voir avec l’analyse des projets d’investissement. On regarde les bons du Trésor disponibles, le rendement offert par l’État, et on arbitre en faveur du souverain. C’est confortable, c’est sans risque de crédit explicite, et ça plaît en haut. Tout le monde est content. Sauf l’économie.»

BMI, dans une formulation qui devrait être gravée à l’entrée du siège de la BCT à Tunis, écrit que cette dynamique «ne reflète pas un renforcement de l’activité du secteur privé, mais plutôt une réallocation permanente du bilan vers des instruments souverains à faible risque». En d’autres termes : les banques grossissent, les bilans s’allongent, les actifs totaux atteignent 186,4 milliards de dinars en décembre 2025 — et pourtant, l’économie productive suffoque. La croissance du crédit à l’économie réelle en termes réels est nulle, voire négative.

II. La BCT complice : des taux directeurs qui récompensent l’immobilisme

La Banque Centrale de Tunisie a maintenu son taux directeur à 8,00 % entre janvier 2023 et février 2025 — «le niveau le plus élevé depuis plus d’une décennie», note BMI — avant de le baisser à 7,00 % en décembre 2025.

Ce taux punitif, présenté comme une lutte nécessaire contre l’inflation, a surtout eu pour effet de rendre le financement bancaire prohibitif pour les PME tunisiennes, les startups, les agriculteurs, les artisans — tous ceux qui constituent le tissu productif réel du pays — tout en rendant les bons du Trésor extraordinairement attractifs pour les banques.

Le résultat ? BMI le documente froidement : malgré la baisse du taux en décembre 2025, «la croissance des crédits aux clients est restée globalement inchangée et s’est même affaiblie, passant de 3,4 % en glissement annuel en mars 2025 à 3,0 % en décembre». La transmission de la politique monétaire ne fonctionne pas. Ou plutôt, elle fonctionne parfaitement — mais dans le mauvais sens, au profit de la rente souveraine plutôt que de l’investissement productif.

«On nous explique que la BCT lutte contre l’inflation», confie un ancien conseiller d’une institution multilatérale qui a suivi de près les programmes tunisiens au cours des dix dernières années. «Mais à 8 % de taux directeur, ce qu’on fait surtout, c’est offrir aux banques un rendement sans risque financé par le contribuable.

C’est une subvention déguisée au système bancaire. Et pendant ce temps, un jeune ingénieur qui veut ouvrir une entreprise se fait éconduire par sa banque parce que le dossier est trop risqué.»

BMI va plus loin encore dans son analyse du pacte tacite entre le Trésor et les banques. Il note que la Loi de Finances 2026 a expressément maintenu des dispositions permettant «un financement exceptionnel continu de la banque centrale», euphémisme pour désigner la monétisation partielle des déficits publics.

La même loi a imposé aux banques une contribution non déductible de 4 % sur leurs bénéfices imposables — une taxe supplémentaire sur des profits déjà taxés à 40 % depuis janvier 2025, contre 35 % précédemment. Le gouvernement prend d’une main ce qu’il distribue de l’autre. Et les banques, dociles, acceptent, parce que le système global reste profitable pour elles.

III. Le ratio prêts/dépôts à 139 % : une bombe à retardement que personne ne désamorce

BMI ne mâche pas ses mots sur ce point précis, et c’est là que l’analyse devient franchement alarmante pour quiconque s’intéresse à la stabilité financière tunisienne.

Le ratio crédits sur dépôts — loan-to-deposit ratio — s’établissait à 139,5 % en décembre 2025. C’est le plus élevé de toute la région MENA. Le plus élevé. Devant le Qatar, devant l’Arabie saoudite, devant le Maroc, devant l’Égypte.

Un ratio sain se situe entre 80 et 90 %. La Tunisie est à 139,5 %. Elle l’était à 185,9 % en 2015.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Que les banques tunisiennes prêtent bien davantage que ce qu’elles collectent en dépôts. Qu’elles se financent donc massivement sur les marchés interbancaires, auprès de la BCT, et via des instruments de marché — des financements structurellement plus coûteux, plus volatils, plus vulnérables aux chocs de liquidité.

BMI l’écrit en toutes lettres : un ratio aussi élevé «peut entraîner de sévères problèmes de liquidité», et en cas de retraits soudains de dépôts ou de stress financier, les banques pourraient être «contraintes de recourir à des sources de financement plus risquées ou plus coûteuses, déstabilisant potentiellement non seulement les banques elles-mêmes mais l’ensemble du secteur bancaire».

Aucun média tunisien n’a titré là-dessus. Aucun économiste institutionnel n’a réclamé un plan d’urgence.

La BCT publie ses statistiques mensuelles, le Trésor continue d’émettre des bons, les banques continuent de souscrire, et tout le monde fait comme si le ratio était une curiosité statistique sans conséquence.

«C’est la politique de l’autruche érigée en doctrine économique nationale», observe, désabusé, un chercheur tunisien installé à Bruxelles. «Tout le monde sait que le système est fragile. Tout le monde se tait parce que la dénonciation publique coûterait des contrats, des invitations, des subventions.»

IV. Créances douteuses et tolérables: le scandale que BH Bank, BNA et STB portent sans le dire

BMI compile les données disponibles sur les ratios de créances douteuses (non-performing loans) des principales banques tunisiennes, et ce qu’il trouve est proprement scandaleux.

La Banque Nationale Agricole (BNA), deuxième banque du pays par la taille des actifs, affiche un ratio de créances douteuses de 28,9 % — en hausse sur 26,8 % l’année précédente. Près d’un tiers du portefeuille de prêts de la deuxième banque publique tunisienne est donc compromis.

Amen Bank culmine à 14,1 %. Arab Tunisian Bank à 15,6 %. La BIAT, icône du secteur privé, affiche 8,9 %. Seule la Banque de Tunisie tire son épingle du jeu à 5,6 %.

BMI note, avec la sécheresse clinique qui caractérise les bons analystes, que «trois des sept premières banques qui publient ces données affichent des ratios de créances douteuses supérieurs à 10 %».

Et que «l’absence de données agrégées pour l’ensemble du secteur sur la qualité des portefeuilles de prêts» rend impossible toute évaluation systémique exhaustive.

Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête. La BCT, régulateur suprême du secteur bancaire tunisien, ne publie pas de données consolidées sur les créances douteuses de l’ensemble du système.

Les grandes banques — les dix premières — ne publient pas leurs ratios de fonds propres pondérés par les risques. BMI le note noir sur blanc : «La situation de l’adéquation des fonds propres de la Tunisie est floue, car les dix premières banques ne publient pas de ratios d’adéquation des fonds propres.»

«C’est un choix», dit sans ambages un ancien inspecteur bancaire. «L’opacité n’est pas un défaut de capacité technique. Aucune grande banque centrale digne de ce nom ne serait incapable de publier ces données si elle le voulait. Si elles ne sont pas publiées, c’est parce que leur publication serait politiquement embarrassante.»

V. Le FMI boycotté, la croissance sacrifiée

Le rapport BMI ne nomme pas Kaïs Saïed. Les analystes londoniens évitent les personnalités. Mais la réalité qu’ils décrivent est sans ambiguïté. La Tunisie n’a pas de programme actif avec le FMI.

Les réserves en devises ont reculé à 7,9 milliards de dollars en 2025 et devraient tomber à 6,9 milliards en 2026 — soit 3 mois de couverture d’importations, le plancher critique en dessous duquel la pression sur le dinar devient intenable.

La dette publique représente 83,33 % du PIB selon l’indicateur gouvernemental du BIRI de BMI. Le déficit budgétaire est projeté à -6,2 % du PIB en 2026. La croissance réelle est révisée à la baisse à 2,0 % pour 2026 — bien en dessous de l’objectif officiel de 3,3 % du gouvernement.

BMI écrit, avec une retenue diplomatique qui dissimule mal sa consternation : «Les perspectives de croissance restent les plus faibles d’Afrique du Nord». La Tunisie est en queue de peloton régional. L’Algérie fait mieux. Le Maroc fait mieux. L’Égypte, qui a pourtant avalé une dévaluation traumatisante et des réformes FMI draconiennes, fait mieux.

Et le gouvernement tunisien ? Il continue de présenter l’absence d’accord avec le FMI comme un choix souverain, une posture de fierté nationale. Mais BMI déshabille cette rhétorique : l’État tunisien finance ses déficits en puisant dans les bilans des banques domestiques, via des émissions de bons du Trésor que les banques souscrivent faute d’alternatives rentables dans une économie atone.

C’est ce que les spécialistes appellent financial repression — la répression financière. L’État capte l’épargne nationale à des conditions qu’il fixe lui-même, sans discipline de marché, sans contrainte externe, sans programme de réforme crédible.

«Le FMI exigerait des réformes que le régime ne peut pas politiquement assumer», explique un économiste familier des négociations avec les institutions de Bretton Woods, sous couvert d’anonymat. «Réforme des subventions, austérité budgétaire, libéralisation du change. Le régime préfère la ponction silencieuse sur les banques.

C’est moins visible, ça ne provoque pas de manifestations immédiates. Mais ça hypothèque l’avenir d’une génération entière.»

VI. Les lobbyistes français et la Société Générale : des intérêts qui n’ont rien à voir avec la Tunisie

BMI mentionne, parmi les faits «positifs» du secteur, la décision de la Société Générale de maintenir sa participation dans l’Union Internationale de Banques (UIB), «malgré la tendance générale des banques françaises à quitter l’Afrique». BMI y voit un «signal positif» pour l’attractivité de la Tunisie aux investisseurs étrangers.

Permettons-nous d’être moins optimistes.

La présence de grandes banques françaises en Tunisie répond d’abord à des logiques de rentabilité et de positionnement géopolitique français en Méditerranée — pas à un altruisme développemental.

Les intérêts bancaires français à Tunis s’accommodent fort bien d’un régime stable même autoritaire, d’une BCT prévisible même captive, d’un marché protégé même atrophié.

Le lobby bancaire franco-tunisien, discret mais efficace, a ses entrées dans les ministères à Paris et à Tunis. Il n’a aucun intérêt à pousser à une ouverture, une concurrence accrue, une transparence réelle qui réduirait les marges.

«Les banques françaises présentes en Tunisie sont contentes du statu quo», dit un banquier maghrébin établi à Paris. «Un marché fermé, peu de concurrence étrangère, des taux d’intérêt élevés garantis par une BCT docile. Pourquoi se battre pour des réformes qui leur coûteraient des points de marge ?»

VII. La taxe bancaire à 40 % : punir les banques sans les réformer

Le gouvernement tunisien a relevé la taxe sur les bénéfices bancaires à 40 % en janvier 2025, puis ajouté une contribution non déductible de 4 % sur les bénéfices dans le cadre de la Loi de Finances 2026.

BMI note que ces mesures «pèseront sur la rentabilité» et pourraient «contraindre marginalement la flexibilité des bilans dans le temps». La rentabilité des capitaux propres (return on equity) de la STB n’est que de 3,5 % au premier semestre 2025. Arab Tunisian Bank affiche un ROA de 0,1 % — pratiquement nul.
BH Bank a vu son ROE tomber de 10,5 % à 7,3 % en un an.

Mais voilà la perversité du système : punir fiscalement les banques sans réformer structurellement le modèle bancaire n’aboutit qu’à pousser ces mêmes banques vers des stratégies encore plus défensives.

Les banques privées tunisiennes ont cessé d’accorder des prêts immobiliers à plus de quinze ans de maturité en réponse aux nouvelles réglementations de taux imposées par le gouvernement — une mesure présentée comme sociale, destinée à alléger le fardeau des ménages.

Le résultat réel, documenté par BMI, est que l’accès au crédit immobilier long terme s’est réduit drastiquement. Kaïs Saïed voulait aider les ménages. Les banques ont fermé le robinet.

Les ménages sont les victimes collatérales d’un bras de fer où ni l’État ni les banques ne pensent à eux.

VIII. La guerre au Moyen-Orient : le choc externe qui révèle la fragilité structurelle

BMI, dans une section qui devrait faire frémir tous ceux qui gouvernent et tous ceux qui commentent l’économie tunisienne, intègre dans ses scénarios les effets de la guerre en cours.

Le rapport révise à la baisse la croissance 2026 à 2,0 % — contre 2,2 % initialement prévu — et révise à la hausse l’inflation à 5,9 %, en raison de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz et de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières.

La Tunisie est importatrice nette d’énergie. Elle a des prix de carburant administrés. Si les prix mondiaux du pétrole restent durablement élevés, l’État devra soit réviser les prix à la pompe — au risque de provoquer une explosion sociale — soit maintenir les subventions en creusant encore davantage un déficit qui atteindra -6,2 % du PIB en 2026.

Dans les deux cas, les banques seront sollicitées pour financer l’écart : soit via des bons du Trésor supplémentaires, soit via la facilité de refinancement exceptionnelle de la BCT.

BMI le formule ainsi : pour les banques, ce scénario géopolitique se matérialiserait «par une exposition souveraine accrue, un recours plus important aux facilités de liquidité de la banque centrale et une pression sur la croissance réelle des dépôts, renforçant le nœud banque-souverain plutôt que de soutenir le crédit au secteur privé». Le cercle vicieux, déjà bien installé, s’aggraverait encore.

«La guerre dans la région nous a frappés de plein fouet», reconnaît un cadre d’une entreprise importatrice sous couvert d’anonymat. «Nos coûts ont augmenté, nos marges se sont comprimées, nous avons demandé à notre banque de réviser notre ligne de crédit. On nous a répondu que le comité de crédit était devenu très prudent. Ce que personne ne dit, c’est que la banque préfère acheter des bons du Trésor à 10 % plutôt que de nous prêter à un taux qui n’est pas fondamentalement différent, avec un risque de crédit qu’elle ne veut plus assumer.»

Cinq Recommandations pour sortir de la complicité contre productive

1. Publier immédiatement et intégralement les ratios de fonds propres des dix premières banques tunisiennes. L’opacité prudentielle est une complicité institutionnelle. La BCT doit exiger la publication des ratios Bâle III — pas Bâle I, qui permet des pondérations de risque favorables aux expositions souveraines — dans un délai de six mois maximum.

2. Plafonner la détention de titres souverains par les banques commerciales à 15 % du total des actifs. La réallocation forcée vers le crédit à l’économie réelle est la seule façon de rompre le nœud pathologique entre finances publiques et bilan bancaire. Sans cette contrainte réglementaire, le marché continuera d’allouer l’épargne nationale vers la rente plutôt que vers l’investissement.

3. Reprendre les négociations avec le FMI sans conditions préalables de politique partisane. Le souverainisme monétaire est un luxe que la Tunisie, avec 3 mois de couverture d’importations et un déficit courant à -3,7 % du PIB en 2026, ne peut pas se payer. Les réformes douloureuses aujourd’hui évitent les crises systémiques demain.

4. Instaurer un ratio maximum de créances douteuses sectoriel à 8 %, avec un plan de résolution obligatoire pour toute banque dépassant ce seuil. Un ratio NPL de 28,9 % à la BNA n’est pas une anomalie statistique. C’est un aveu d’échec de la gouvernance bancaire publique qui exige une intervention immédiate, pas des communiqués de presse.

5. Créer un observatoire indépendant de la stabilité financière, composé d’économistes non affiliés aux banques et non redevables au gouvernement. La complaisance des économistes du sérail est structurelle, pas accidentelle. Elle se nourrit des contrats de conseil, des postes de membre de conseil d’administration, des invitations aux colloques financés par les banques. Seule une instance réellement indépendante peut briser ce cercle.

Les Tunisiens paient déjà la facture de cette complicité organisée — en chômage persistant à 15 %, en croissance anémique à 2,0 %, en investissement privé atrophié à 13,3 % du PIB. Ils la paieront davantage demain si le système bancaire, la BCT, le gouvernement et les économistes du sérail continuent de jouer les autruches devant des diagnostics que le monde entier peut lire en accès payant sur les terminaux de Bloomberg.

Moktar Lamari, Economics for Tunisia, E4T

Source : BMI-Fitch Solutions, Tunisia Banking Report, April 2026, Londres, 70 pages. BCT, données décembre 2025. IMF, World Bank.