Steg : le pouvoir s’est lancé dans une chasse au bouc émissaire

Le sommet du cynisme et de la déresponsabilisation. Comme souvent, on répond à un dysfonctionnement par la justice. Je vois déjà la suite : aucune coupure ne pourra être effectuée sans une autorisation légalisée du supérieur hiérarchique, avec cachet, signature et probablement trois exemplaires.

Sadok Rouai

*********

Le pouvoir, par l’entremise du ministère public, s’est lancé dans une chasse au bouc émissaire afin de faire porter à quelques responsables de la STEG le poids des coupures d’électricité. La manœuvre est d’un cynisme consommé : lorsqu’un pouvoir refuse d’assumer ses propres échecs, il lui faut une victime. On désigne un coupable, on lui impute les fautes d’un système défaillant et l’on espère ainsi détourner le regard de ceux qui détiennent les véritables responsabilités.

Ce n’est pas l’établissement de la vérité, mais l’organisation d’une diversion. Sacrifier un fusible ne fera ni absoudre un pouvoir défaillant ni disparaître les causes profondes du désastre; cela ajoute une injustice de plus à une faillite déjà accablante. En faisant d’un bouc émissaire le responsable de ses propres défaillances, le pouvoir ne corrige pas son crime : il en commet un nouveau.

Chiheb Ben Chaouacha

**********

كل الدعم والتضامن مع مديري اقاليم الستاغ واعوانها وموظفيها الذين ستشملهم الابحاث وااتتبعات كأكباش فداء لفشل السياسة الاستشرافية واصلاح المالية العمومية

الأستاذ نافع العريبي