L’Iran a démenti mercredi l’existence d’un complexe nucléaire secret au mont Kolang, après que le président américain Donald Trump a averti la veille que les forces américaines allaient « très bientôt » frapper le site dans la province d’Ispahan.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé sur X que « les activités nucléaires de l’Iran ont été entièrement déclarées à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) en accord avec ses obligations de garanties », et a dénoncé « l’obsession pour le mont Kolang » de Washington comme « un prétexte monté de toutes pièces pour l’agression, la destruction et le sabotage ».
Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran a dit avoir frappé mercredi les bases aériennes Roi Fayçal et Prince Hassan en Jordanie en réponse aux attaques américaines contre l’Iran, détruisant ou endommageant des drones et des hélicoptères lourds américains et faisant plusieurs victimes parmi les forces américaines.
L’armée iranienne a aussi fait savoir plus tôt dans la journée qu’elle avait touché des installations américaines sur la base aérienne d’Azraq en Jordanie, la base aérienne Cheikh Issa à Bahreïn et la base de Camp Doha au Koweït.
Dans un message publié mercredi matin sur X, le Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) a déclaré que ses forces avaient mené à bien leur 11e soirée consécutive de frappes contre l’Iran, prenant pour cible « des centres d’opérations militaires iraniens, des capacités maritimes, des hangars d’avions, des sites de stockage de drones et des infrastructures logistiques militaires afin d’affaiblir davantage la capacité de l’Iran à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz ».
Dans le cadre de sa riposte, l’Iran a lancé ces derniers jours plusieurs vagues d’attaques de missiles et de drones visant des bases et des sites militaires américains dans la région. Il a également averti mercredi matin que si les Etats-Unis attaquaient les sites nucléaires iraniens et d’autres sites sensibles, Téhéran intensifierait ses frappes et viserait les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés dans toute la région.
Xinhua

