Il a suffi d’un petit match sans grande importance pour que les Tunisiens découvrent l’ampleur de la perfidie de leurs « frères arabes », à commencer par celle des Palestiniens que les Tunisiens idolâtrent et vénèrent comme si c’étaient des saints ou des demi-dieux. En effet, Palestiniens et Syriens se sont arrangés pour que la rencontre qui les oppose aboutisse à une issue sans vainqueur ni vaincu. Et c’est exactement ce qui s’est produit ! Les deux pays se sont qualifiés pour le tour suivant, alors que la Tunisie s’est retrouvée éliminée malgré la large victoire qu’elle venait de remporter sur le Qatar, pays hôte de cette Coupe arabe.
En réalité, en ce qui concerne la question palestinienne, la Tunisie et l’Algérie ont toujours été les dindons de la farce. Ils se sont toujours portés volontaires pour combattre aux côtés des Palestiniens, ils accueillent chez eux le bureau de l’OLP, les fedayins et les leaders palestiniens, ils se mobilisent lors des crises humanitaires, ils s’attirent les foudres d’Israël et se font bombarder sur leur propre sol, ils s’arrachent les cordes vocales à n’en plus finir et descendent en flammes ceux qui les invitent à relativiser un peu… Ensuite, ils ne récoltent que mépris et ingratitude, ce sont les puissances régionales et mondiales qui récoltent toujours les honneurs et les lauriers.
Les Tunisiens gagneraient à prendre leurs distances vis-à-vis des 3orban et à valoriser leur méditerranéité. Après tout, la Tunisie est quasiment une extension de Rome la Glorieuse, ou plus précisément un prolongement du sud de l’Italie. Nous sommes géographiquement, historiquement et culturellement liés à ce pays sis à quelques encablures du Cap Bon et ce n’est pas un hasard si les Tunisiens s’identifient énormément aux Italiens et se sentent plus proches des Siciliens et des Napolitains que des Bédouins du Machrek.
Sans oublier, France la7nina ! Cette douce France qui supporte nos avanies et nos furieuses aubades d’anciens colonisés et qui nous gère comme on gérerait un boutonneux en pleine crise d’adolescence. Cette douce France qui se précipite à notre chevet dès que l’on tousse, un peu comme une mère aimante qui n’abandonne jamais ses enfants. Bref, la Tunisie sera latine et méditérranéenne ou ne sera pas !
Pierrot LeFou

