La Tunisie s’apprête à renier une partie de son âme pour se fondre dans l’insipidité du globish sans relief et dans une uniformité sans saveur. En sacrifiant un héritage qui fut le terreau d’une élite éclairée et le socle de l’État moderne, la Tunisie succombe au mirage d’une panacée illusoire.
Ce projet, loin de constituer une réforme, s’apparente à une mutilation identitaire ; c’est un saut vers l’abîme qui livre les générations à venir aux tourments d’un ressentiment linguistique déguisé en progrès. Tel est le dénouement inéluctable lorsque les destinées de la nation échoient à des esprits médiocres, mus par l’amertume et les complexes et confinés dans un unilinguisme arabo-identitaire.
La Tunisie s’algérianise, j’ai envie de vomir !
Pierrot LeFou


