La présidence palestinienne appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures « contraignantes » pour protéger les installations onusiennes
Les forces de police israéliennes ont mené une descente sur le site de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWAà dans le nord-est de Jérusalem occupée mardi matin pour la septième fois en ces derniers mois. Le site est le dernier site de l’ONUWRA qui fonctionne encore dans la ville.
Le centre à Kafr Aqab offre une formation professionnelle à des centaines de jeunes personnes des camps de réfugiés de toute la côte-est en matières telles que la menuiserie et l’électricité automobile.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a également participé à la descente et est arrivé sur le site accompagné d’une équipe de la chaîne pro-gouvernementale Channel 14. Le ministre de l’extrême droite a déclaré que la dernière descente avait pour objectif de fermer le site de manière permanente.
Juste un jour avant, des diplomates de 24 pays, y compris l’Allemagne, l’Espagne, le Japon, la Suisse, le Royaume-Uni, la Turquie et la Pologne, ont visité le complexe.
Le ministère israélien des affaires étrangères a invoqué une législation adoptée par la Knesset en octobre 2024 interdisant les activités de l’agence onusienne en Israël.
L’UNRWA affirme, de son côté, que le Centre de formation de Qalandia constitue une installation des Nations unies et bénéficie à ce titre d’une protection en vertu du droit international.
La Palestine appelle le Conseil de sécurité à agir
La présidence palestinienne a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à se réunir d’urgence et à adopter des « décisions et mesures contraignantes » pour mettre fin aux actions israéliennes visant les locaux et institutions de l’ONU à Jérusalem-Est et à Qalandia.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle palestinienne Wafa, la présidence a indiqué que le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, était entré dans des installations de l’ONU, présentant cette démarche comme une étape vers la démolition des infrastructures de l’UNRWA à Qalandia.
Elle a également réclamé une protection internationale de ces installations afin qu’elles puissent continuer à fournir leurs services aux réfugiés palestiniens.
Selon la présidence palestinienne, les attaques contre les locaux des Nations unies dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est, constituent une « violation grave » du droit international et de l’immunité des institutions internationales.
Elle a enfin appelé la communauté internationale à mettre en œuvre les résolutions pertinentes des Nations unies, notamment la résolution 2334 du Conseil de sécurité, et à mettre fin aux mesures israéliennes qui, selon elle, compromettent la solution à deux États.

