« Nous allons avoir une longue discussion à ce sujet. Pour être honnête, je pense qu’il a été relativement correct », a déclaré le président américain à propos de son homologue chinois
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu’il consacrerait une large partie de ses échanges avec son homologue chinois Xi Jinping à la question iranienne, à l’occasion de leur sommet de deux jours à Pékin.
Tout en estimant que Washington n’avait « pas besoin d’aide » pour gérer le dossier iranien, alors que le conflit reste suspendu à un cessez-le-feu fragile depuis plus d’un mois, Donald Trump a reconnu que le sujet occuperait une place importante dans ses discussions avec le dirigeant chinois.
« Nous allons avoir une longue discussion à ce sujet. Pour être honnête, je pense qu’il a été relativement correct. Regardez le blocus, il n’y a eu aucun problème. Ils tirent une grande partie de leur pétrole de cette région. Nous n’avons eu aucun problème, et il a été un ami », a déclaré Donald Trump à des journalistes à la Maison Blanche avant son départ pour Pékin.
La Chine demeure de loin le principal acheteur de pétrole iranien, absorbant environ 90 % des exportations de brut de Téhéran, selon les données du groupe de renseignement maritime Windward.
Pékin affiche cependant une volonté croissante de défier ouvertement les sanctions américaines visant le pétrole iranien. Plus tôt ce mois-ci, les autorités chinoises ont demandé à plusieurs entreprises d’ignorer les sanctions imposées par Washington contre cinq raffineries chinoises accusées de faciliter le commerce du pétrole iranien.
Interrogé sur un éventuel rôle de Xi Jinping auprès de Téhéran, Donald Trump a balayé cette hypothèse.
« Je ne pense pas que nous ayons besoin d’aide avec l’Iran. Nous gagnerons d’une manière ou d’une autre. Nous gagnerons pacifiquement ou autrement », a-t-il lancé.
Plus tôt dans la journée, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé le Pakistan à intensifier ses efforts de médiation et à contribuer à « régler de manière appropriée » les questions liées à l’ouverture du détroit d’Ormuz, selon l’agence d’État chinoise Xinhua.
Ces déclarations ont été faites lors d’un entretien téléphonique avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, alors qu’Islamabad poursuit ses efforts pour organiser un deuxième cycle de discussions directes entre Washington et Téhéran.
Les deux ministres ont également souligné l’importance de préserver un cessez-le-feu « durable » entre les États-Unis et l’Iran et de garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, selon un communiqué du ministère pakistanais des Affaires étrangères.
Le Pakistan avait déjà joué un rôle clé en obtenant, le 8 avril, une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran. Celle-ci avait été suivie de discussions directes à Islamabad les 11 et 12 avril, réunissant de hauts responsables des deux pays, sans déboucher sur un accord pour mettre fin au conflit.
Depuis, les deux camps multiplient propositions et contre-propositions afin de trouver un terrain d’entente susceptible de relancer les négociations, dans un contexte où la guerre continue de perturber les approvisionnements énergétiques mondiaux et le quotidien de plusieurs pays de la région.
Anadolu

