Il faut quand même une sacrée dose de mégalomanie pour s’imaginer, depuis son salon climatisé en Floride ou au Texas, que l’État tunisien retient son souffle en attendant ses reels pour rédiger des décrets officiels. On imagine d’ici la scène au ministère de la Défense : « Arrêtez tout ! Adel Brahim, sur Facebook, depuis les États-Unis, a parlé de rafle… Publiez le communiqué immédiatement ! » Spoiler : la Terre ne tourne pas autour de votre nombril et la gestion d’un État ne s’aligne pas sur les platitudes et les insignifiances que vous débitez à longueur de journée avec un aplomb olympique qui démontrent surtout l’immensité de votre mégalomanie.
Le plus ironique, c’est ce double discours d’un cynisme absolu. C’est tellement facile de réclamer des rafles militaires, un autoritarisme à la carte, le retour du bâton et une discipline de fer pour « redresser la jeunesse » locale, quand on est soi-même bien à l’abri sous le parapluie des libertés individuelles américaines. C’est le syndrome classique de l’exilé de luxe : prôner un ordre quasi-fascisant, la répression, la morale et les « bonnes mœurs » pour les autres, tout en profitant du confort d’une démocratie occidentale.
Si l’armée et la discipline militaire vous passionnent à ce point pour sauver la patrie, pourquoi ne pas donner l’exemple ? Prenez le premier vol Tunisair, venez goûter à la réalité du terrain et passez un an dans une caserne au lieu de jouer aux généraux de canapé sur les réseaux sociaux. C’est fou comme le patriotisme est plus facile à prêcher à des milliers de kilomètres de distance !
Pierrot LeFou
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