La Tunisie pourrait manquer d’électricité l’été prochain et les regards se tournent vers le voisin algérien qui de son côté peine à fournir convenablement son marché intérieur.
L’équation énergétique tunisienne met en lumière le rôle central de l’Algérie, son principal fournisseur de gaz et d’électricité, dans un contexte de demande estivale soutenue. Cette dépendance expose toutefois Tunis à des marges de manœuvre limitées lorsque les flux d’approvisionnement restent strictement encadrés par les engagements contractuels.
Les autorités tunisiennes rappellent que, durant l’été précédent, Alger n’a pas été en mesure d’augmenter ses livraisons de gaz au-delà des volumes convenus. Selon le député Mohamed Ali Fennira, cette rigidité contractuelle a contribué aux tensions sur la production électrique, en pleine période de consommation maximale.
Cette situation s’inscrit dans un environnement énergétique plus large où l’Algérie, fortement sollicitée sur ses marchés d’exportation vers l’Europe, doit arbitrer entre ses engagements extérieurs et les demandes supplémentaires de ses partenaires régionaux. Le gazoduc Transmed, reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie, illustre cette interdépendance, tout en soulignant la priorité accordée aux flux structurés vers les marchés européens.
Parallèlement, Alger continue d’assurer des exportations d’électricité vers la Tunisie, couvrant entre 12% et 13% de la consommation du pays. Sonelgaz affirme que ces volumes ont été maintenus sans impact sur l’équilibre du système électrique national, malgré des pics de demande internes.
L’ensemble met en évidence une relation énergétique asymétrique, où la Tunisie dépend fortement de capacités d’approvisionnement extérieures, tandis que l’Algérie opère dans un cadre de gestion optimisée de ses ressources, contraint par ses engagements internationaux et ses propres équilibres énergétiques.
Source : fr.apanews.net

