Le procureur général de la CPI Karim Khan démis de ses fonctions

L’Assemblée des 125 États membres de la Cour pénale internationale (CPI) a relevé vendredi de ses fonctions le procureur général Karim Khan, visé par des allégations d’agression sexuelle contre une membre de son équipe, accusations qu’il rejette.

Les 125 États membres de la Cour pénale internationale (CPI) ont voté, vendredi 24 juillet, la destitution de Karim Khan de son poste de procureur à la suite d’allégations de harcèlement sexuel sur une membre de son équipe.

Lors d’un vote à bulletins secrets pendant une réunion exceptionnelle et à huis clos au siège de l’ONU à New York, 82 États membres ont voté pour mettre un terme au mandat du Britannique, déclarant qu’il s’était rendu « coupable de fautes graves et d’un manquement grave à ses obligations » envers le statut de Rome.

Karim Khan, âgé de 56 ans et en poste depuis 2021, a toujours rejeté toutes les accusations.

« M. Khan va contester la légalité et l’équité de la décision par tous les mécanismes juridiques disponibles », a écrit son avocat Tayab Ali sur X.

En mai 2025, il avait quitté temporairement ses fonctions en attendant le résultat d’une enquête lancée l’année précédente à la suite d’accusations d’une collaboratrice.

Il a depuis été suspendu en juin par les 21 membres du Bureau de l’Assemblée qui a convoqué cette réunion exceptionnelle, vendredi, au siège de l’ONU à New York, en précisant que cette suspension n’était pas une indication sur « l’issue finale » de cette affaire.

Une avocate originaire de Malaisie

Les États membres réunis, vendredi, se sont prononcés à bulletins secrets, à la majorité absolue, lors d’une réunion de plusieurs heures principalement à huis clos.

L’accusatrice s’est exprimée pour la première fois dans les médias la semaine dernière, lors d’un entretien accordé à CNN.

La jeune femme présentée comme une avocate originaire de Malaisie appelée Sarah y décrit « une escalade des tentatives ».

« Il est impossible qu’il y ait consentement quand il existe un tel déséquilibre de pouvoir. Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas est que M. Khan n’était pas seulement mon patron, mais le patron de tout le monde », a-t-elle déclaré.

Avec AFP et Reuters