Des manifestations dans plusieurs villes italiennes contre la hausse du coût de la vie

Des manifestations contre la hausse du coût de la vie, l’expansion militaire et l’augmentation des dépenses d’armement ont touché plusieurs villes italiennes samedi 24 octobre, tandis que des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont été signalés à plusieurs endroits, ont annoncé les médias italiens.

Selon le quotidien italien Corriere della Sera, des affrontements ont éclaté entre des manifestants et la police samedi soir à Bologne. Les services d’urgence ont reçu 17 appels à l’aide et six personnes ont été transportées à l’hôpital en ambulance.

Dans la capitale Rome, les manifestants sont partis de la place de la République (Piazza della Repubblica) samedi après-midi pour une marche contre la guerre, a indiqué l’agence de presse ANSA, ajoutant que des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre dans le centre-ville plus tard dans la soirée, obligeant la police à utiliser des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule.

À Turin, les manifestants, qui défilaient principalement contre l’augmentation des dépenses militaires et la hausse des prix du carburant, se sont affrontés avec la police samedi soir. Certains manifestants ont lancé des feux d’artifice et des bouteilles sur les policiers, qui ont riposté en utilisant des gaz lacrymogènes.

Suite aux manifestations qui ont dégénéré en émeutes et pillages le week-end dernier, notamment à Milan, Matteo Piantedosi, le ministre italien de l’Intérieur, a ordonné le déploiement de renforts de police dans tout le pays, concentrés en priorité sur les grandes villes où les rassemblements les plus importants étaient attendus.

De son côté, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a condamné les violences dans un message publié samedi soir sur les réseaux sociaux, insistant sur la nécessité de protéger à la fois les manifestants pacifiques et l’ensemble de la population.

« La sécurité de tous doit être garantie : celle de ceux qui souhaitent manifester pacifiquement, celle de ceux qui travaillent et celle de ceux qui veulent vivre dans leur ville sans crainte », a-t-elle écrit, ajoutant « Nous ne devons laisser aucune place à ceux qui ne recherchent que la confrontation et la violence ».

Agences