Quand la corruption ronge la Kasbah sous le regard bienveillant du très « propre » Abbou !!

Fakhfakh avoue posséder une entreprise privée qui travaille exclusivement avec l’Etat qu’il gouverne. Il personnifie le conflit d’intérêt et est passible de prison.
Mais putain ce Abbou, ! Mitrailler pour nier l’évidence du fassed qu’il est censé combattre. Quand il est sous son nez, parmi ses pieds , dans son entourage. Quand le fassed pue à la kasbah et plane sur tout Tunis. Putain ce Abbou pris au piège à chier de peur pour son korsi et à se faire tout petit pour épargner les nahdhaoui à la Q5 et l’autre à la bavette et le pas du tout dernier à violer le confinement. Les voilà le broyer pour s’attaquer à Elyes fakhfakh pour le dégager.

فأر مع القط …ألعب

Fadhi Ch’ghol 

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A propos des entreprises avec « une participation » (!) du chef du gouvernement et du soupçon de conflit d’intérêt…..hier soir à la télé, j’ai assisté à une mauvaise pièce de théâtre avec pour thème central la lutte contre la corruption et les conflits d’intérêt … un parti ayant fait de cette lutte contre la corruption un fond de commerce, s’allie à d’autres partis donneurs de leçons, pour miner et faire exploser le peu de confiance et de crédibilité qui reste chez les gens en les institutions de ce pays et pour négocier et préparer un positionnement dans le prochain tournant politique…. .un chef du gouvernement qui ne sait pas exactement dans combien d’entreprises il a des participations, ni a combien se montent ces participations, ni combien cela rapporte (visiblement quelques milliards) et qui s’étonne de notre étonnement (vous voulez recruter des chefs de gouvernement qui n’ont rien ou qui ne font rien »? s’étonne t-il !… comme s’il était normal que le chef du gouvernement soit actionnaire dans des entreprises qui traitent à coup de milliards avec ce même gouvernement ). Un tayar (Abbou mais aussi Chaouachi) qui après nous avoir cassé les oreilles, préfère sa place dans le gouvernement à la lutte contre la corruption, qui fait de longs discours incompréhensibles, qui « calcule » et « n’a pas encore décidé de la suite des événements » (en fait, de la survie du gouvernement et de son futur positionnement) et qui se roule dans la farine, préférant accuser tout le monde (à commencer par les juges et l’administration) pour cacher sa lâcheté, son hypocrisie et in fine sa complicité. Une nadhdha qui joue à l’effarouchée qui découvrirait le dossier des biens confisqués et qui ne serait pas au courant de la pourriture (qu’elle a installée et à laquelle elle s’est associée depuis presque dix ans). Un kalb tounes qui se délecte de ne pas être le seul accusé et qui cache mal son bonheur de montrer que tout le monde serait équivalent dans la présomption de pourriture et qui caresse tout le monde dans le sens du poil en attendant un prochain remaniement du gouvernement. Un Zorro qui bombe le torse, parce que content de marquer quelques points politiques. Un Kahlaoui (le CPRiste devenu très indépendant) qui nous fait des figures de style et avec emphase (cela ne fait qu’accenteur le sentiment d’hypocrisie), nous sort l’argument de l’interprétation de la loi pour jouer sur les mots et faire du juridisme en défendant l’indéfendable (et qui ose ensuite donner des leçons sur l’économie de rente),…. bref, hier soir, cette mauvaise pièce de théâtre faite d’un mélange nauséabond d’hypocrisie, de mesquinerie, de roublardise, de lâcheté, de petits calculs politiciens, a fini par enterrer le mythe de la lutte contre la corruption, en même temps qu’elle a porté un coup fatal à la crédibilité de l’ensemble de nos institutions (les acteurs politiques, cela fait longtemps que je ne les crois plus)…. allez demander maintenant à un jeune chômeur, de respecter les lois de ce pays…. il n’y a pas pire corruption que la présence de cette classe politique à la tête de ce pauvre pays…..ils détruisent ce qui reste du pays pierre par pierre…

Karim Ben Kahla