L’administration Trump se préparerait à imposer des sanctions radicales à la Cour pénale internationale (CPI). Il s’agirait d’un autre effort de Washington pour démanteler l’institution, en réaction au mandat d’arrêt lancé contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
C’est du moins ce que rapporte le Wall Street Journal (WSJ).
Dans le cadre de ces sanctions, la plupart des opérations des États-Unis avec la CPI seront interdites d’ici six à sept mois, précise le quotidien américain. Cela pourrait paralyser la Cour en l’empêchant d’effectuer des transactions en dollars américains, la coupant du même coup d’une grande partie du système financier mondial.
Il n’y a aucun échéancier précis pour l’entrée en vigueur de ces sanctions. Certaines sources ont toutefois indiqué au WSJ qu’elles pourraient être finalisées dès cette semaine.
Il s’agirait d’une autre salve américaine contre la CPI, qui entend les procès de crimes de guerre, de génocides et de crimes contre l’humanité.
Le secrétaire d’État, Marco Rubio, avait alors manifesté clairement les intentions des États-Unis : la CPI sera démantelée « brique par brique, si nécessaire ». Dans les jours ayant suivi ses déclarations, le Tchad et le Venezuela se sont retirés de l’institution.
Les pays européens et d’autres soutiens importants de la Cour, comme le Japon, se sont engagés à la protéger des attaques de l’administration Trump. Leurs intentions demeurent floues. L’Union européenne pourrait, par exemple, exiger de ses banques qu’elles continuent de collaborer avec la Cour.
La relation entre la CPI et les États-Unis s’est envenimée en 2024, alors que la Cour a lancé des mandats d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou et son ancien ministre de la défense Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans le cadre du conflit à Gaza.
Le tribunal leur reprochait d’avoir bloqué l’acheminement de l’aide humanitaire vers la Palestine afin de faire pression sur le Hamas.

