Le pas fatidique d’une improbable constitution

Le 9 juillet dernier, sous le titre « le référendum en question », j’avais émis des doutes sur le maintien de son projet de référendum par le président de la république. Pourtant, malgré le démenti apporté par le fait aujourd’hui consommé, j’y reviens, non point dans les mêmes dispositions d’esprit qui me font toujours craindre le pire pour mon pays, en me gardant toutefois de les laisser fausser mon jugement, mais pour exclure encore une fois de toutes probabilités que le détenteur du pouvoir puisse franchir le pas fatidique de l’entrée en application de ladite nouvelle constitution.

Certes, en l’absence de contre-pouvoirs, de conseillers officiels, il est inconcevable qu’il ne se trouvât jusqu’à ce jour un ami ou un être qui lui soit cher, et surtout qui lui veuille du bien, pour l’inviter à passer en revue toutes ses décisions depuis le 26 juillet 2021 et à y chercher une seule qui fût judicieuse ou sans dommage pour les institutions, puis lui indiquer d’arrêter net le processus endiablé, décrié partout dans le monde, avant que la Tunisie ne s’écroule sous l’avalanche de ses erreurs et de ses fautes.

Abdessalem Larif