Israël contraint de fermer 5 de ses 6 usines de dessalement de l’eau de mer

Les perturbations dans l’approvisionnement en eau se poursuivent en Israël, où cinq des six usines de dessalement étaient à l’arrêt mardi matin en raison d’une nouvelle hausse de la turbidité de l’eau de mer, a indiqué l’Autorité de l’eau. Plusieurs installations avaient repris leur activité pendant la nuit avant d’être de nouveau mises hors service au petit matin.

Les autorités israéliennes ont été contraintes, lundi et mardi, de fermer 5 des 6 usines de dessalement de l’eau de mer du pays, qui fournissent habituellement l’essentiel de l’approvisionnement en eau potable des habitants. Ces fermetures obligent alors Israël à pomper plus intensément le lac de Tibériade, au nord, et la nappe phréatique.

Les autorités locales ont été appelées à réduire les usages publics de l’eau, notamment l’arrosage des espaces verts, tandis que les agriculteurs ont reçu pour consigne de suspendre l’irrigation des champs. Certaines municipalités ont également coupé l’eau des douches et robinets sur les plages. L’Autorité de l’eau a toutefois précisé qu’aucune restriction particulière n’était imposée à ce stade aux particuliers et que l’approvisionnement des foyers devait se poursuivre.

Les perturbations se sont notamment fait sentir à Jérusalem et dans la région de Tel-Aviv. Dans la capitale, des coupures ont été signalées dans plusieurs quartiers, dont Boukharim, Geula, Ramat Eshkol et Mea Shearim. La compagnie Hagihon a indiqué avoir mis en place des points d’eau publics dans les secteurs touchés afin d’assurer une solution de remplacement aux habitants.

La veille, certaines collectivités avaient déjà dû puiser dans leurs réserves d’urgence, voire distribuer de l’eau à l’aide de citernes. L’Autorité de l’eau a par ailleurs rejeté les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles les perturbations seraient liées à une cyberattaque.

La cause ? On vous la donne en mille ! Les génocidaires ayant détruit la quasi-totalité des usines de traitement des eaux usées de la bande de Gaza, celles-ci se déversent directement dans la mer Méditerranée, quand elles ne stagnent pas au milieu des camps de fortune des Palestiniens.

Et il suffit alors d’un petit événement météorologique pour que des amas d’algues polluées remontent vers le nord, et menacent de boucher les installations israéliennes.

Les fermetures s’accompagnent de mesures de restrictions pour la population et les exploitants agricoles, qui ont ainsi un (tout) petit aperçu de ce que leur État criminel fait au peuple palestinien.

Source : médias isaeliens et palestiniens