La Marsa : Débarquez moi ces cafards et ces nègres

Ya belhram , ftouri je n’arrive pas à l’avaler en cogitant sur ce qu’a proféré le chauffeur du bus La Marsa–Tunis, qui aurait demandé au receveur de faire descendre « ces cafards et ces nègres » : une Tunisienne et deux Subsahariens.

Il faut l’imaginer ce crétin qui, la veille, souffrait le martyre à la recherche d’une bouteille d’eau. Qui était passé devant le boucher sans oser demander ses 250 grammes de viande, parce que la viande est devenue un luxe. Ca ne peut etre qu’un soupçon d’homme au teint basané, virant au bleu-noir — azreg, — qui avait fait sa prière du soir , passé la soirée à tirer sur sa chicha, à scroller sur son téléphone à fantasmer sur des nanas nues ; puis une fois rentré chez lui, il retrouve sa grosse pétasse de fausse blonde aux cheveux teints en jaune qu’elle cache sous son voile le jour et exhibe devant son male le soir pour lui faire croire qu’il est entrain de chevaucher Claudia shiffer avant de ronfler, de péter et de dormir du sommeil lourd des petits minables. Comment l’imaginer autrement cet animal aux instincts primaires qui profèrent de si grosses monstruosités.

Derrière cette scène, pourtant, il y a quelque chose de beaucoup moins drôle dans notre pays : la banalisation terrifiante du racisme le plus abject qui s’insère diffus parmi une très grande frange de la population à qui on a fait croire que les Subsahariens sont là pour nous envahir, envahir notre pays et s’y installer pour prendre notre travail et manger notre pain : un pays que ceux là meme qui demandent à le protéger contre les noirs font tout pour le fuir en faisant la queue devant les ambassades européennes pour obtenir un visa et, quand il leur est refusé, ils prennent des embarcations de fortune pour partir clandestinement au risque de se faire bouffer par les requins qui eux ne font aucune difference pour la chair humaine.

L’envie de vomir mes boyaux de honte d’être concitoyen à ces merdouilles de chauffeur et son khallas

L’agitateur 

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