Monsieur le Président, il n’y a rien à fêter ni le 17 ni le 14

Mr le Président !

Je ne fêterai ni le 17 décembre ni le 14 janvier. Le 12 décembre a consacré Al Jazeera comme destructrice officielle de notre pays et a abusé de la crédulité de mes compatriotes avant de les mépriser et de les trainer dans la boue. Le 14 janvier fut le jour du vol organisé de l’histoire de mon pays et celui de la confiscation de ses aspirations et de l’installation des hors la loi à sa tête.

Qu’est qu’on va fêter Monsieur le Président le 17 ou le 14? notre misère? l’assassinat de nos soldats? la flambée du chômage? l’enrichissement des terroristes? la montée de l’hypocrisie? l’explosion de la corruption? la constitution des incapables? le cirque parlementaire? la cherté de la vie? la peur et l’insécurité?, la mort de la justice? la banqueroute de l’État? la mort de l’administration? la fuite des cerveaux? l’abrutissement du peuple? l’agonie de l’hôpital et de l’école?

Non Monsieur le Président, il n y a rien à fêter ni le 17 décembre ni le 14 janvier , à moins que le nouveau dentier de Ghannouchi, l’insolence de Tarek Haddadi, les bassesses d’El Karama, la prostitution de nos filles en Syrie, en Libye et en Irak, la transformation de de nos jeunes en chair à canon chez les fous de Dieu, les galipettes de Bouchlèka, la chevrotine de Ali Laarayedh , l’exécution de Belaid, Brahmi et Nagueth, le ventre de Bhiri , la bave de Jawhar Ben Mbarek et de Habib Bouajila et les miracles de Sahbi Atig soient des actes révolutionnaires de premier ordre qui ont apporté quiétude et bien-être aux tunisiens!!!

Non Monsieur le Président, je ne vais pas fêter la liberté d’aboyer, le réveil du régionalisme, l’abandon du pays aux puissances étrangères, la perte de notre honneur et la déliquescence de notre administration et son envahissement par les incompétents.

Monsieur Le Président, la Tunisie a eu son indépendance le 20 mars 1956, a changé de régime politique le 25 juillet 1957 et je me dois de fêter ces deux dates. Les délires des profiteurs, des chtarbés, des fils de pub, des corrompus et les filouteries à la Lénine et Nawfel ne méritent aucune festivité!

Un jour, Monsieur le Président, la Tunisie reviendra aux tunisiens et nous ferons une grande fête: celle de l’optimisme, du patriotisme, du travail, de l’espoir, de la justice, de l’égalité des chances, de la convivialité et de l’amour.

Ce jour la ne sera ni le 17 décembre de Bouazizi ni le 14 janvier du Qatar, sachez-le!
Salutations citoyennes!
!..AH..!

Ali Gannoun