Une boule, une ghossa aussi fatale qu’un obus de canon

Au bout de la nuit

Stressé , fatigué, un tout petit peu heureux de cette victoire de Ons Jabeur la tenniswooman, dûe aux fautes de son adversaire du jour . Et puis cette déclaration de fin de match en larmes. Un autre match, un autre enjeu, une autre facette du talent de Ons, cette fois la femme tunisienne, la militante, l’humaine, troquant sa raquette par une mitrailleuse non pas d’aces ou de drop shots mais de messages assassins au monde occidental. Du coup le commentateur se tut et ne traduisait plus foudroyé ! Le mexicain en charge de l’interviewer, balbutiait confondu.

Pour ma part, une boule, une ghossa aussi fatale qu’un obus de canon, remontait du fond de mes tripes et me nouait la gorge, mes yeux aussi secs que le désert du Néguev larmoyaient et se lessivaient.

Merci Ons d’exister pour rajouter de la vie à nos années de vie et pour avoir su bousculer la planète avec rien : une raquette et des larmes.

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