Selon un médecin Soviétique, Houari Boumediène aurait été assassiné

haouari boumédien probablement assassinéPar Ridha Ben Kacem
Houari Boumédiène dont le vrai nom est Mohamed ben Brahim Boukharouba, est né le 23 août 1932 près de Guelma. Il est mort à seulement 46 ans, le 27 décembre 1978, à Alger. C’est un colonel de l’armée algérienne qui est devenu le 2ème président de l’Algérie, de 1965 à 1978. Mort jeune ? Selon un ex-médecin soviétique, Houari Boumédiène aurait été en fait, assassiné.
Les révélations d’Evgueni Tchazov, médecin-chef qui dirigeait du temps de l’URSS, le «département N° 4» chargé de la santé des leaders communistes du Kremlin, permettent de mieux comprendre les conditions non encore élucidées, de la mort du président algérien, Houari Boumediène. Evgueni Tchazov penche nettement, pour la thèse de l’empoisonnement. De quoi justifier la réouverture d’une requête judiciaire et une enquête criminelle à l’échelle internationale. Dans son livre «Santé et Pouvoir, souvenirs d’un médecin du Kremlin», Evgueni Tchazov conclut, en effet, qu’«il y a quelqu’un qui aurait aidé le président Boumediène à rejoindre l’au delà.»
Pour Evgueni Tchazov, « les symptômes que présentait Boumediène ressemblaient à un «empoisonnement», Selon ses dires, Boumediène lui avait confié qu’«il a commencé à se sentir mal après avoir mangé, dans l’avion», sans préciser toutefois, où était l’avion quand ces signes de fatigue sont apparus sur lui. Evgueni Tchazov ajoute : «Nous avions constaté le dysfonctionnement de beaucoup de ses organes vitaux et aussi un changement dans l’équation chimique de son sang. Nous étions devant un état critique qui s’aggravait. Nous l’avions accompagné à Alger. D’autres médecins avaient été amenés de France mais, nous n’avions pas pu comprendre son cas», a-t-il indiqué.
Houari Boumediène est mort un peu plus d’un mois, après un tournée au Moyen-Orient. C’était juste après la signature des accords de Camp David, aux Etats-Unis. Le président Boumediène s’était rendu en URSS, pour des soins, à son retour d’une tournée qui l’avait conduit dans dix capitales du Moyen-Orient et qui s’était terminée par un sommet du «Front de fermeté» (Syrie, Libye, Yémen démocratique, OLP et Algérie), tenu à Damas, en septembre 1978. Le président Boumediène entreprenait alors, de rallier les pays arabes à un front du refus, après la défection de l’Égypte. Boumediène misait beaucoup sur une réconciliation entre la Syrie et l’Irak, indispensable pour la crédibilité d’un front d’intransigeance, contre Israël. Or, l’Irak de Saddam Hussein avait fait volte-face et boycotté le sommet à la dernière minute, mettant Boumediène dans l’embarras.
A qui a profité le crime ? À l’Égypte ? À l’Irak ? Aux États-Unis ? à Israël ? À un autre larron ?