Ghannouchi « Radhia allahou 3anhou » préside la signature d’un papier qui déchire la Tunisie

Après une rupture d’une cinquantaine d’années, l’enseignement Zeitounien a été relancé, en vertu d’un papier signé, samedi 12 mai, par des membres du Gouvernement ( ministres des Affaires religieuses, de l’Education et de l’Enseignement supérieur ) et le Cheikh de la Mosquée, Houcine Labidi.Dans la grande esplanade de la mosquée, au moment de la signature du document, les youyous des femmes étaient mêlés aux cris « Allah Akbar » d’un groupe de salafistes qui agitaient des drapeaux blancs et noirs. « C’est un jour de délivrance », lance allègrement une femme présente à la cérémonie.

De légères échauffourées ont eu lieu entre, d’une part, des salafistes qui se sont érigés en organisateurs de l’évènement et, d’autres part, des citoyens empêchés d’accéder à l’intérieur de la Grande mosquée, ainsi que des représentants de la presse. Ces derniers ont trouvé beaucoup de difficultés à prendre des témoignages.

« Nous vivons des moments historiques de sérénité pour nous tous, laïcs, hâtés, non musulmans, islamistes… La Zitouna est un facteur de modération, de consensus et d’unité nationale. Elle rayonnera à nouveau sur toute l’Afrique comme dans le passé », a déclaré avec beaucoup d’émotion, Moncef Ben Salem, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Cet événement « majeur » n’est pas sans avoir d’impact politique, culturel, social et éducatif dans le pays, a relevé le ministre de l’Education, Abdellatif Abid.

Pour sa part, le ministre des Affaires religieuses, Noureddine Khademi, a tenu à préciser que la mission de la Zitouna est scientifique, éducative et culturelle. « L’établissement a pour objectif de consolider les fondements de notre identité arabo-musulmane, en conciliant entre modernité et authenticité ».

L’enseignement dans cet établissement, a-t-il précisé, n’ambitionne pas d’être une alternative à l’éducation civile, mais cherche plutôt à la compléter.

« C’est un jour de fête et non de vengeance, un jour marquant la réconciliation du tunisien avec son histoire. Un jour d’unité nationale », a indiqué Rached Ghannouchi président du Mouvement islamiste Ennahdha qui présidait  la cérémonie.

Une grave question se pose :

Ces trois ministres, réunis sous l’égide ou la coupe de Rached Ghannouchi ,ont-ils le pouvoir de transgresser toutes les lois du pays ? A notre connaissance ,l’éducation en Tunisie est gérée par une loi organique fondamentale que seule l’Assemblée Nationale Constituante  ou le prochain parlement ont le pouvoir de la réviser . Ces trois ministres ne sont-ils pas entrain de déchirer la Tunisie et de semer la discorde dans le pays ?

Que fait le président provisoire ,Moncef Marzougui ? Que fait Mustapha Ben Jaafar , président de la constituante  ? et où sont les élus de la nation que Ghannouchi  jette en vrac à la poubelle .

Sont-ils conscients de ce danger ?

Ecoutez le discours prononcé par l’imam des lieux : Rached Ghannouchi « Radhia allahou 3anh »

La Photo d’illustration a été largement partagée sur les réseaux sociaux tunisiens pour se moquer de ce nouveau « prophète Ghannouchi » sorti d’on ne sait où ?

Ben Fraj Abdessatar