Pardonnez-moi , je dors…

enfant syrien échoué en merLes vagues câlinant mon corps
Fatigué d’avoir trop joué
Sans gilet et sans bouée
Bercé par la mère Égée , je dors
Pardonnez moi pour tous ces torts
Mon petit bateau à chaviré
Sur vos plages s’est échoué
Gâchant vos paradisiaques décors
Je suis seul responsable de ce sort
Par vos châteaux de sable attiré
Mais mes larmes les ont noyés
Bien avant que je n’arrive à bon port
N’ayez ni amers regrets ni remords
Nul ne pourra vous condamner
Pour le doux sommeil d’un bébé
Quand votre propre coeur est mort .

Taous Aït Amrouche le 2 septembre 2015