L’Union Européenne se dote d’un centre de lutte contre la cybercriminalité (EC3)

La Commission européenne a présenté, mercredi 9 janvier, son nouvel établissement pour lutter contre le crime en ligne. Le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) sera inauguré officiellement ce vendredi à La Haye, aux Pays-Bas. Mais l’institution a voulu présenter les grandes lignes d’action de ce nouvel instrument européen. Une trentaine de personnes y sont déjà en fonction. Les effectifs de ce centre devraient encore augmenter dans le courant de l’année.
L’objectif du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) inauguré ce 11 janvier à La Haye aux Pays-Bas est simple : il s’agit de rendre la navigation sur internet plus sûre. Il s’agit de protéger les citoyens, les entreprises et les différentes infrastructures des organisations criminelles actives sur la toile.

Cecilia Malmström, la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures voit plusieurs pistes d’action et notamment « les crimes commis par des groupes organisés, ce ne sont pas des individus qu’on va chasser mais des groupes organisés, qui affectent beaucoup de monde. Par exemple, le vol d’identité ou le vol de comptes de banque, chose facile à faire et qui rapporte beaucoup d’argent (1,5 milliard d’euros en 2012 par exemple), mais aussi de faire des analyses communes ». Pour Mme Malmström, la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants sur les réseaux sera aussi l’une des priorités du centre.

Avec ce nouveau centre, adossé à Europol, l’Union européenne ne veut plus réagir face à la cybercriminalité, mais agir en amont. Il devra pour cela publier des prévisions et des alertes précoces. L’objectif est aussi de sensibiliser les internautes aux dangers de la Toile. D’ores et déjà, 12% des Européens affirment avoir été victimes d’une fraude en ligne.