L’armée d’occupation israélienne en état d’alerte sur les plateaux du Golan

Le 29 juin, des forces de l’Armée d’occupation Israélienne ont été mises en état d’alerte sur les hauteurs du Golan, alors que Damas mène une opération contre des groupes radicaux dans le gouvernorat de Deraa, près de la frontière entre la Syrie et l’Etat hébreu, indique Haaretz.

Israël a déployé des troupes supplémentaires le long de sa frontière de fait avec la Syrie, sur le plateau du Golan, indique dimanche 1er juillet l’armée israélienne .

Israël a envoyé de nouvelles troupes et des blindés sur le plateau de Golan , territoire syrien occupé par l’Etat hébreu depuis 1967 puis annexé en 1981. Benjamin Netanyahou a justifié cette décision par la «protection de la souveraineté israélienne».

Tsahal a publié le 1er juillet une vidéo montrant l’arrivée de plusieurs de ses blindés dans les hauteurs du Golan. L’armée israélienne a expliqué vouloir renforcer sa présence militaire sur ce territoire, son annexion par l’Etat hébreu en 1981 n’ayant toutefois jamais été reconnue par la communauté internationale.

Cette opération a été justifiée par une «évaluation de la situation dans le Commandement du Nord»

L’armée syrienne a lancé la semaine passée une large offensive contre les rebelles terroristes à Daraa, causant la fuite de quelque 50.000 civils, selon des chiffres des Nations Unies.

Quelques heures après la publication de la vidéo de Tsahal sur les réseaux sociaux, Benjamin Netanyahou a affirmé sur son compte Twitter officiel qu’Israël s’appliquait à lutter contre la constitution d’une potentielle «présence militaire iranienne en Syrie».

« At a time when the US is economically striking at the Iranian regime, we are working to prevent Iranian forces and those of its proxies from establishing a military presence anywhere in Syria, and we will continue to do so. »

Territoire syrien, la majeure partie du plateau du Golan est sous contrôle d’Israël depuis la guerre des Six jours en 1967. Le territoire a été annexé en 1981 après un vote de la Knesset, contre l’avis du Conseil de sécurité de l’ONU, qui considère l’annexion comme «nulle et non avenue et sans effet juridique sur le plan international».

Quant aux allégations d’Israël concernant une présence militaire iranienne en Syrie, seuls des conseillers militaires iraniens ont officiellement été invités par le gouvernement syrien. Le 2 juin 2018, lors d’une conférence de presse portant sur la situation de son pays, le chef de la diplomatie syrienne pointait ainsi du doigt les différences entre le rôle de l’Iran en Syrie et l’aspect illégal de la présence militaire américaine sur son territoire.

Avec agences