Les Tunisiens n’ont pas besoin de récits rassurants, Ils ont besoin de responsables qui assument leurs décisions

Le PDG de la STEG ose affirmer que les délestages ne dépassent pas quarante-cinq minutes et qu’ils ne se produisent qu’une seule fois par jour.

Une déclaration qui heurte l’intelligence des citoyens tant elle est éloignée de la réalité vécue dans de nombreuses régions du pays.

À l’heure où des familles subissent des coupures répétées, où des commerces enregistrent des pertes et où la chaleur rend ces interruptions particulièrement pénibles, comment peut-on encore s’autoriser à minimiser les faits et à présenter une version aussi édulcorée de la situation ?

Le plus préoccupant reste la complaisance indécente de certains médias qui offrent une tribune sans contradiction à des responsables manifestement plus soucieux de leur communication que de leur devoir de transparence…

Un peuple peut accepter des difficultés lorsqu’elles lui sont expliquées avec honnêteté. Ce qu’il accepte beaucoup moins, en revanche, c’est d’être traité comme s’il était incapable de distinguer la vérité de la mise en scène.

Les Tunisiens n’ont pas besoin de récits rassurants.
Ils ont besoin de responsables qui assument leurs décisions et de journalistes qui posent les questions que les citoyens se posent eux-mêmes.

Imène Ben Mohamed Salah