Les deux professeurs américains ont été récompensés pour leurs travaux sur les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique. Ils succèdent au Français Philippe Aghion, à l’Américano-Israélien Joel Mokyr et au Canadien Peter Howitt pour leurs travaux sur l’innovation qui ont reçu le prix en 2025.
Le prix Nobel d’économie 2026 a été décerné, lundi 12 octobre, aux Américains Michael Woodford et Robert E. Hall. Ils « ont mis au point de nouveaux modèles macroéconomiques qui ont amélioré notre capacité à mettre en œuvre des politiques de stabilisation efficaces », a salué le comité Nobel. MM. Woodford et Hall sont respectivement professeur à l’université Columbia et professeur à l’université de Stanford.
« Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique », a expliqué le jury dans un communiqué. Au lieu de fonder ces modèles sur des relations statistiques entre des variables macroéconomiques telles que l’inflation, la production et la consommation, ils ont choisi de les construire sur des fondements microéconomiques. Cette approche repose notamment sur la compréhension de la manière dont l’ensemble des ménages et des entreprises, par leurs actions individuelles, influencent l’économie, selon le jury.
« Les travaux des lauréats nous ont fourni un fondement théorique solide pour les modèles aujourd’hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier », a salué John Hassler, président du comité du prix en sciences économiques.
Ils succèdent au Français Philippe Aghion, à l’Américano-Israélien Joel Mokyr et au Canadien Peter Howitt pour leurs travaux sur l’innovation.
Officiellement « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », la récompense a été créée en 1968 et décernée pour la première fois l’année suivante. Sur 99 lauréats du prix, seuls trois sont des femmes, toutes primées au XXIe siècle.

