Italie : deuxième journée de pillages et de violences à Milan, plus de 200 personnes interpellées

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère, Milan a connu une série de nouveaux incidents près du Duomo. Des commerces ont été saccagés et la police est intervenue pour disperser des groupes de jeunes. Plus de 200 personnes ont été conduites au commissariat. Giorgia Meloni a convoqué une réunion d’urgence sur la sécurité publique.

Le centre de Milan a connu une nouvelle journée de violences le 18 octobre, au lendemain d’une manifestation contre la vie chère qui avait dégénéré en affrontements avec la police. Jusqu’à 2 000 personnes se sont rassemblées près de la place du Duomo, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels à se réunir sur place.

Dans les rues voisines, plusieurs groupes de jeunes, dont certains masqués, ont saccagé des commerces. La Via Torino a été particulièrement touchée, avec des vitrines brisées, des poubelles renversées et du mobilier urbain endommagé. Un supermarché Carrefour a également été pillé.

Les forces de l’ordre sont intervenues avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les groupes impliqués dans les violences. Plusieurs magasins ont fermé leurs portes et l’accès à la cathédrale du Duomo a été interrompu plus tôt que prévu. En fin de journée, la police avait repris le contrôle du secteur.

Plus de 200 personnes conduites au commissariat

Selon les bilans publiés après les incidents du 18 octobre, plus de 200 personnes ont été conduites dans les commissariats milanais, dont environ 80 % de mineurs.

Les chiffres varient toutefois selon les décomptes et les procédures prises en compte. Un autre bilan évoque plus de 270 personnes interpellées dans le cadre des troubles, dont 22 faisant l’objet d’accusations pour pillage, violences ou résistance aux forces de l’ordre.

Les dégâts matériels sont également importants. L’association italienne Unimpresa estime à environ 1,3 million d’euros le coût des dégradations liées aux troubles survenus dans plusieurs villes du pays, et pas uniquement à Milan.

Meloni convoque une réunion de sécurité

La poursuite des violences a conduit la Première ministre Giorgia Meloni à convoquer une réunion d’urgence consacrée à la sécurité publique pour ce lundi 19 octobre.

À Milan, le maire Giuseppe Sala a également condamné les pillages et les dégradations, exprimant son inquiétude face à l’ampleur des incidents.

Ces événements alimentent les tensions entre le gouvernement et l’opposition. La coalition au pouvoir reproche aux partis de centre gauche de ne pas condamner assez clairement les violences, tandis que la contestation contre la hausse du coût de la vie et les choix économiques du gouvernement se poursuit en Italie.