À quoi sert une Banque centrale si 60 % de son bilan est constitué de facilités accordées au Trésor à taux zéro et pour une durée de 15 ans ?
Quand la Banque centrale finance durablement l’État à ces conditions, où se situent les limites entre politique monétaire et financement budgétaire ? Et qui en supportera, à terme, les conséquences ?
La fuite en avant va se poursuivre.
Avec 9 800 millions de dinars de nouvelles facilités accordées par la BCT au Trésor, l’encours total atteindrait 35 milliards de dinars, soit environ 60 % du bilan de la Banque centrale.
C’est tout simplement irresponsable.
Le Trésor dispose encore de 5 150 millions de dinars au titre de la facilité accordée en 2026. Avec la nouvelle facilité, les montants encore disponibles atteindraient près de 15 milliards de dinars, soit l’équivalent du déficit budgétaire prévu pour 2027.
Autrement dit, on s’apprête à couvrir un déficit budgétaire de cette ampleur par un recours massif au financement de la Banque centrale.
Autant installer une imprimante à billets dans le bureau de la ministre des Finances !
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استثناء لأحكام الفصل 25 من القانون عدد 35 لسنة 2016 المؤرخ في 25 أفريل2016 والمتعلق بضبط النظام الأساسي للبنك المركزي التونسي، يرخص للبنكالمركزي التونسي في منح تسهيلات لفائدة الخزينة العامة للبلاد التونسية في حدودمبلغ أقصاه 9.800 مليون دينار.تمنح هذه التسهيلات دون فائدة موظفة وتسدد على 15 سنة منها 3سنوات إمهال.وتبرم اتفاقية بين الوزير المكلف بالمالية ومحافظ البنك المركزي التونسي تضبطخاصة طرق سحب التسهيلات الممنوحة وتسديدها
Sadok Rouai

