Syrie : les Etats-Unis bombardent Deir ez-Zor avec des munitions au phosphore

Ce dimanche 8 septembre, deux avions américains F-15 ont frappé le gouvernorat de Deir ez-Zor en Syrie avec des munitions au phosphore, a annoncé le général Vladimir Savtchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

Deux F-15 américains ont porté samedi des frappes aux munitions au phosphore prohibées internationalement sur le gouvernorat de Deir ez-Zor, en Syrie, a déclaré ce dimanche le général Vladimir Savtchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

«Des frappes ont été réalisées le 8 septembre contre la localité de Hajin dans le gouvernorat de Deir ez-Zor, avec utilisation de munitions incendiaires au phosphore par deux appareils F-15», a-t-il indiqué.

Vladimir Savtchenko a fait remarquer que les raids avaient engendré d’importants incendies.

«Les informations sur d’éventuels morts et blessés sont en train d’être précisées», a-t-il encore ajouté.

L’utilisation d’armes au phosphore blanc est interdite par le protocole additionnel de la Convention de Genève, a-t-il rappelé.

Les forces de la coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis ont entamé vendredi dernier des exercices dans l’est de la Syrie, avait précédemment annoncé le site de la coalition, précisant qu’il s’agissait du secteur de la garnison d’Al-Tanf et dans un rayon de 55 km autour. La garnison d’Al-Tanf abrite une base militaire américaine en Syrie où sont formés et armés des détachements de l’opposition syrienne. Le camp de réfugiés de Rukban est situé dans une «zone de sécurité» à proximité de la base militaire américaine d’Al-Tanf, déployée illégalement en avril 2017 sous le prétexte de la lutte antiterroriste.

Ce n’est pas la première fois que la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, est accusée de mener des opérations de ce type en Syrie. En août dernier, le gouvernement syrien avait accusé la coalition internationale d’avoir à nouveau fait usage de bombes au phosphore blanc contre un hôpital à Raqqa et d’avoir bombardé des quartiers résidentiels, en «violation flagrante du droit international»