Nejib Chebbi s’attaque au discours du Président BCE

BCE n’a rien trouvé de mieux à opposer au sentiment d’abattement des Tunisiens que les messages de félicitations adressés par les chefs d’Etat étrangers, dont celui de Donald Trump. D’après mes modestes connaissances en la matière, ces messages de circonstance sont rédigés par les services de l’ambassade des USA à Tunis, transmis au Département d’Etat, puis au Conseil National de Sécurité, avant d’être acheminés à leur destinataire sans que leur auteur supposé ne les ait jamais vus.

Ceci est pour le côté formel et procédural de l’histoire. Sur le fond, maintenant, quelle valeur peut-on accorder à ces manifestations de sympathie diplomatiques face au rapport publié, la semaine dernière, par l’agence Moody’s sur l’état de notre économie? Quelle valeur probante peut avoir ce genre de message face à l’effet désastreux de l’inscription de la Tunisie sur les listes noires de l’Union Européenne et de l’OCDE? Quelle valeur peut-on accorder à ce genre de missives face au blocage de la troisième tranche du prêt contracté auprès du FMI?

Oublions maintenant l’étranger et regardons nous dans le miroir. Le recul de la Tunisie sur les plan de l’endettement, du déficit budgétaire, du volume de la masse salariale, de la dévaluation du dinar, de l’inflation et du chômage seraient dus, selon notre Président, à l’arrêt de la production du pétrole, du phosphate et au reflux du tourisme. Mais s’est-il interrogé sur les raisons de ces perturbations récurrentes? Seraient-elles le fait d’une malédiction céleste ou dues à l’incapacité des gouvernements successifs à répondre aux aspirations légitimes des Tunisiens à un emploi et aux services de base dans leurs régions ? Ce faisant, il a complètement passé sous silence l’indice de production industrielle, dont l’industrie manufacturière, qui a stagné si non régressé depuis 2010.

Notre Président a cru berner les Tunisiens et détourner leur attention de la crise sans précédent qu’ils vivent depuis son accession au pouvoir. Les Tunisiens s’attendaient à être éclairés sur la feuille de route qui les sortirait de la crise, ils s’attendaient à être fixés sur le sort de leur gouvernement dont les acteurs de tout bord demandent le départ. Ils s’attendaient à être rassurés sur leur pouvoir d’achat, sur l’avenir de leurs salaires et pensions, l’avenir de leurs hôpitaux, de leurs écoles, et de tout ce qui ne marche plus dans leur pays.

Mais de tout cela, pas un traître mot, pas la moindre allusion. Ils n’ont eu que des paroles ressassées jusqu’à l’ennui et qui ne feront qu’aggraver leur pessimisme et leur abattement.

BCE n’a rien trouvé de mieux à opposer au sentiment d’abattement des Tunisiens que les messages de félicitations adressés par les chefs d’Etat étrangers, dont celui de Donald Trump. D’après mes modestes connaissances en la matière, ces messages de circonstance sont rédigés par les services de l’ambassade des USA à Tunis, transmis au Département d’Etat, puis au Conseil National de Sécurité, avant d’être acheminés à leur destinataire sans que leur auteur supposé ne les ait jamais vus.

Ceci est pour le côté formel et procédural de l’histoire. Sur le fond, maintenant, quelle valeur peut-on accorder à ces manifestations de sympathie diplomatiques face au rapport publié, la semaine dernière, par l’agence Moody’s sur l’état de notre économie? Quelle valeur probante peut avoir ce genre de message face à l’effet désastreux de l’inscription de la Tunisie sur les listes noires de l’Union Européenne et de l’OCDE? Quelle valeur peut-on accorder à ce genre de missives face au blocage de la troisième tranche du prêt contracté auprès du FMI?

Oublions maintenant l’étranger et regardons nous dans le miroir. Le recul de la Tunisie sur les plan de l’endettement, du déficit budgétaire, du volume de la masse salariale, de la dévaluation du dinar, de l’inflation et du chômage seraient dus, selon notre Président, à l’arrêt de la production du pétrole, du phosphate et au reflux du tourisme. Mais s’est-il interrogé sur les raisons de ces perturbations récurrentes? Seraient-elles le fait d’une malédiction céleste ou dues à l’incapacité des gouvernements successifs à répondre aux aspirations légitimes des Tunisiens à un emploi et aux services de base dans leurs régions ? Ce faisant, il a complètement passé sous silence l’indice de production industrielle, dont l’industrie manufacturière, qui a stagné si non régressé depuis 2010.

Notre Président a cru berner les Tunisiens et détourner leur attention de la crise sans précédent qu’ils vivent depuis son accession au pouvoir. Les Tunisiens s’attendaient à être éclairés sur la feuille de route qui les sortirait de la crise, ils s’attendaient à être fixés sur le sort de leur gouvernement dont les acteurs de tout bord demandent le départ. Ils s’attendaient à être rassurés sur leur pouvoir d’achat, sur l’avenir de leurs salaires et pensions, l’avenir de leurs hôpitaux, de leurs écoles, et de tout ce qui ne marche plus dans leur pays.

Mais de tout cela, pas un traître mot, pas la moindre allusion. Ils n’ont eu que des paroles ressassées jusqu’à l’ennui et qui ne feront qu’aggraver leur pessimisme et leur abattement.

BCE n’a rien trouvé de mieux à opposer au sentiment d’abattement des Tunisiens que les messages de félicitations adressés par les chefs d’Etat étrangers, dont celui de Donald Trump. D’après mes modestes connaissances en la matière, ces messages de circonstance sont rédigés par les services de l’ambassade des USA à Tunis, transmis au Département d’Etat, puis au Conseil National de Sécurité, avant d’être acheminés à leur destinataire sans que leur auteur supposé ne les ait jamais vus.

Ceci est pour le côté formel et procédural de l’histoire. Sur le fond, maintenant, quelle valeur peut-on accorder à ces manifestations de sympathie diplomatiques face au rapport publié, la semaine dernière, par l’agence Moody’s sur l’état de notre économie? Quelle valeur probante peut avoir ce genre de message face à l’effet désastreux de l’inscription de la Tunisie sur les listes noires de l’Union Européenne et de l’OCDE? Quelle valeur peut-on accorder à ce genre de missives face au blocage de la troisième tranche du prêt contracté auprès du FMI?

Oublions maintenant l’étranger et regardons nous dans le miroir. Le recul de la Tunisie sur les plan de l’endettement, du déficit budgétaire, du volume de la masse salariale, de la dévaluation du dinar, de l’inflation et du chômage seraient dus, selon notre Président, à l’arrêt de la production du pétrole, du phosphate et au reflux du tourisme. Mais s’est-il interrogé sur les raisons de ces perturbations récurrentes? Seraient-elles le fait d’une malédiction céleste ou dues à l’incapacité des gouvernements successifs à répondre aux aspirations légitimes des Tunisiens à un emploi et aux services de base dans leurs régions ? Ce faisant, il a complètement passé sous silence l’indice de production industrielle, dont l’industrie manufacturière, qui a stagné si non régressé depuis 2010.

Notre Président a cru berner les Tunisiens et détourner leur attention de la crise sans précédent qu’ils vivent depuis son accession au pouvoir. Les Tunisiens s’attendaient à être éclairés sur la feuille de route qui les sortirait de la crise, ils s’attendaient à être fixés sur le sort de leur gouvernement dont les acteurs de tout bord demandent le départ. Ils s’attendaient à être rassurés sur leur pouvoir d’achat, sur l’avenir de leurs salaires et pensions, l’avenir de leurs hôpitaux, de leurs écoles, et de tout ce qui ne marche plus dans leur pays.

Mais de tout cela, pas un traître mot, pas la moindre allusion. Ils n’ont eu que des paroles ressassées jusqu’à l’ennui et qui ne feront qu’aggraver leur pessimisme et leur abattement.

Ahmed Nejib CHEBBI