Les monarques du Golf déclarent le Hezbollah mouvement « terroriste »

monarque saoudienLes six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont déclaré organisation « terroriste » le mouvement chiite libanais Hezbollah, a annoncé ce mercredi le secrétaire général du CCG.

Les six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont déclaré ce mercredi 2 mars organisation « terroriste » le mouvement chiite libanais Hezbollah, a annoncé Abdellatif Zayani, secrétaire général du CCG.

Les Etats membres du CCG -Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn, Qatar ,Oman et Koweït- ont pris cette décision en raison de « la poursuite des actions hostiles des milices (du Hezbollah), qui recrutent les jeunes (du Golfe) pour perpétuer des actes terroristes », a ajouté Zayani.

« Les exactions de la milice du Hezbollah dans les pays du CCG et ses actes terroristes et d’incitation en Syrie, au Yémen et en Irak (…) sont une menace pour la sécurité nationale arabe », a souligné Zayani dans son communiqué.

En conséquence, a-t-il ajouté, « les pays du CCG ont décidé de considérer la milice (du Hezbollah) comme une organisation terroriste »

Riyad n’a pas « le droit de sanctionner le peuple libanais

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé, mardi 1er mars , l’Arabie saoudite d’être à l’origine de tous les maux de la région, de la Syrie au Yémen, en passant par les voitures piégées envoyées au Liban. Selon lui, le royaume wahhabite, « de connivence avec Israël, cherche à provoquer une discorde entre les sunnites et les chiites ». Hassan Nasrallah a déclaré qu’il continuerait à dénoncer « les crimes des Saoudiens », appelant toutefois Riyad à ne « pas s’en prendre au Liban tout entier s’il a un compte à régler avec le Hezbollah ».

Nasrallah a précisé que l’Arabie saoudite ne devrait pas punir collectivement le peuple libanais au seul motif qu’elle a des divergences de vues politiques avec le mouvement  chiite libanais.

Riyad n’a pas « le droit de sanctionner le peuple libanais parce qu’un parti en particulier a pris une certaine position », a indiqué Hassan Nasrallah lors d’un discours diffusé par la chaîne du Hezbollah, Al-Manar.

Ces derniers temps, le royaume saoudien a demandé à ses ressortissants de quitter le Liban, déconseillé tout voyage dans ce pays et suspendu des programmes d’équipement de 3 milliards de dollars destinés aux forces de sécurité libanaises, en réaction aux positions jugées « hostiles » du Hezbollah.

L’Arabie saoudite est à couteaux tirés avec le Hezbollah, l’Iran et la Syrie de Bachar al-Assad, dont Riyad veut la chute alors que le mouvement chiite libanais et Téhéran le soutiennent militairement.

« Si vous (les Saoudiens, ndlr) avez un problème avec nous, vous pouvez continuer en ce sens (…) mais qu’est-ce que le reste du Liban a à voir avec ça ? », a encore demandé Nasrallah.

Sur le plan de la politique intérieure libanaise, l’Arabie saoudite soutient comme les Etats-Unis la coalition du 14-Mars, dirigée par le sunnite Saad Hariri, qui s’oppose à celle du 8-Mars, menée par le Hezbollah et soutenue par l’Iran.

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Avec agences