L’Union Européenne ( UE ) et la Tunisie ont atteint un accord politique sur un partenariat privilégié doté d’un nouveau plan d’action conclu ce lundi lors du Conseil d’association UE-Tunisie. Ce plan offre « une feuille de route ambitieuse qui traduit la volonté de la Tunisie de développer les réformes dans tous les domaines ».

La réunion qui a eu lieu lundi à Bruxelles était la première session du Conseil d’association depuis la Chute du régime Ben Ali le 14 janvier 2011.

La délégation tunisienne était représentée par le ministre tunisien des affaires étrangères, Rafik Bouchlaka, et le ministre des investissements et de la coopération internationale, Riadh Bettaieb. La Commission européenne était représentée par Štefan Füle, commissaire à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage. Mme Erato Kozakou-Marcoullis, ministre chypriote des affaires étrangères, a assisté à la session au nom de la Haute représentante Catherine Ashton.

Ce nouveau plan d’action définit des priorités communes pour la coopération bilatérale et fournit le cadre stratégique pour l’accompagnement de l’UE aux réformes et au processus démocratique en Tunisie.

Dans des remarques prononcées lors d’une conférence de presse, le commissaire Füle a déclaré que l’UE continuait d’offrir un soutien substantiel à la Tunisie : « Nous souhaitons continuer à vous aider à atteindre les objectifs de la révolution : renforcer la démocratie et aider l’économie. »

« Lorsque je me suis rendu à Tunis en juillet dernier, j’ai souligné quatre grands axes de notre assistance : le partenariat privilégié et un nouveau plan d’action, les négociations des accords commerciaux, un nouvel accord dans le domaine de l’aviation pour stimuler le tourisme et une proposition de partenariat de mobilité. Aujourd’hui, le premier point s’est concrétisé. Nous tenons nos promesses. »

Il a ajouté qu’ils ont convenu d’entamer les négociations pour un accord de ciel ouvert, à la suite d’une réunion qui a eu lieu la semaine dernière entre le commissaire en charge des transports, Siim Kallas, et le ministre tunisien des transports Abdelkarim Harouni. « Nous sommes convaincus qu’une conclusion rapide de ces négociations profiterait sensiblement au tourisme, à l’emploi et à la reprise économique en Tunisie. »

Les Tunisiens ont souligné l’importance de renforcer les relations bilatérales à travers la mise en œuvre du partenariat privilégié et ont expliqué clairement ce qu’ils attendaient de l’UE en termes de soutien politique et économique, ainsi que leurs priorités dans les domaines du commerce et de la mobilité.

Le commissaire a dit espérer que les négociations sur un certain nombre d’accords commerciaux reprennent rapidement – « Nous offrons à la Tunisie l’opportunité d’une intégration progressive de son économie dans notre marché intérieur. Cela permettra non seulement d’améliorer l’accès au marché et de stimuler les réformes, mais aussi d’envoyer un signal clair d’ouverture et de confiance aux investisseurs. »

Le commissaire a aussi reconnu les attentes des Tunisiens en matière de mobilité : « Je réalise bien que les attentes des Tunisiens en matière d’amélioration de la mobilité sont élevées. C’est une préoccupation légitime. Des progrès rapides dans les négociations sur le partenariat de mobilité permettront d’offrir une première réponse concrète et symbolique aux attentes des Tunisiens en matière de mobilité et d’échange de main d’œuvre. »